Sur Bulles de Culture, art, cinéma, littérature, musique, spectacles, télévision... chaque jour, la culture sort de sa bulle.
Les espions de la terreur affiche drame espionnage thriller attentats du 1" novembre
Affiche de la série "Les espions de la terreur" © Caroline DUBOIS/IM_photo/Shutterstock/TETRAMEDIA/M6

“Les espions de la terreur” ce soir sur M6 : les 2 derniers épisodes et la fin

Le mardi 19 novembre, M6 diffuse les deux derniers épisodes et la fin de Les espions de la terreur (2023) de Franck Philippon. Primée à La Rochelle, cette mini-série revient sur le déroulé méconnu de la traque internationale des responsables des attentats de novembre 2015 par les services secrets français. L’avis et la critique série de Bulles de Culture.

Synopsis épisodes 1 et 2 :

Sonnées par les attentats du 13 novembre et la présence à Paris d’Abaaoud, que tous au sein des services croyaient en Syrie, Lucie Kessler (Fleur Geffrier), commandant à la DGSI, et Malika Berthier (Rachida Brakni), analyste à la DGSE, dépassent les rivalités entre leurs services pour empêcher de prochaines attaques organisées depuis Raqqa par l’État islamique.

Pour cela, elles privilégient plusieurs cibles dont le tandem Anis Bahri (Bellamine Abdelmalek) / Reda Kriket (Walid Ben Mabrouk), à la tête d’un probable projet d’attentat sur le sol français.

À Lille, le recrutement par le Major Vincent Morin (Vincent Elbaz) d’une source au sein de la djihadosphère française pourrait les aider dans leur mission. Son nom : Minotaure…

Synopsis épisodes 3 et 4 :

Grâce à la cyber-infiltration d’Ulysse, opération pilotée à la DGSI par Alex (Pierre Perrier), Lucie (Fleur Geffrier) et son équipe ont la possibilité d’identifier des terroristes projetés en France par la cellule des opérations extérieurs au sein de l’Amniyat afin de commettre un attentat.

Mais la suspicion qui plane désormais à l’encontre de Minotaure (Rachid Guellaz) laisse craindre un piège de l’État islamique, qui ruinerait les efforts de Malika (Rachida Brakni) et Lucie pour convaincre leur service respectif de mener l’opération conjointe pour faire remonter des téléphones satellitaires espions au sein de l’Amniyat.

Vincent (Vincent Elbaz) doit donc tester sa source pour en déterminer la fiabilité…

Les espions de la terreur : au plus près du travail complexe et captivant des service secrets français contre le terrorisme

Les espions de la terreur image drame espionnage thriller attentats du 1" novembre
Fleur Geffrier, Rachida Brakni dans la série “Les espions de la terreur” © Caroline DUBOIS/TETRAMEDIA/M6

Avec un scénario de Franck Philippon, Claire Lemaréchal, Matthieu Suc, Laurent Guillaume et Daniel Muray, une image de Pénélope Pourriat, des décors de Guillaume Deviercy et Saad Mobsitte, des costumes d’Hélène Davoudian, un son de David Rit, un montage de Célia Lafitedupont et Tina Baz, une musique originale de Philippe Jakko et une réalisation de Rodolphe Tissot, Les espions de la terreur est une mini-série de 4 épisodes de 52 minutes. Elle revient sur la longue traque des commandos et des commanditaires des attentats du 13 novembre en France et à l’étranger par les services secrets français.

Un homme dans une prison turque qui sous-entend qu’une opération se prépare, des prisonniers islamistes qui prennent subitement en masse des abonnements à la télévision à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, un dealer (Rachid Guellaz) qui vient déclarer à la police de Lille la disparition de son frère parti faire le djihad en Syrie… malgré ces alertes, les services de renseignements français sont pris de court par les terribles attentats du 13 novembre 2015 à Paris, revendiqués par Daech.

Passés la sidération et l’impuissance, l’objectif des services secrets français, la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) et de la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure) est donc de faire tomber leurs homologues de l’Etat islamique, l’Amniyat, et plus précisément les membres opérationnels de la cellule des opérations extérieures.

Ainsi l’analyste Malika Berthier (Rachida Brakni) de la DGSI, les commandant.e.s Lucie Kessler (Fleur Geffrier) et Alexandre Lebrun (Pierre Perrier) ainsi que le commissaire Gomez (Louis-Do de Lencquesaing) de la DGSE, le major Vincent Morin (Vincent Elbaz) de la DZSI (Direction Zonale de la Sécurité Intérieure) et leurs collègues des services secrets se mobilisent et collaborent.

En parallèle, la série n’oublie pas de rappeler la souffrance des victimes des attentats terroristes à travers la figure du compagnon de la commandante Berthier, Benoit (Cédric Vieira), un médecin au sein des Pompiers de Paris qui est revenu traumatisé de son intervention le 13 novembre.

Notre avis ?

Coordination, infiltration, perquisition, intervention… Thriller ultra documenté, parfaitement réalisé et solidement interprété du début à la fin, la série Les espions de la terreur offre une immersion unique et pleine d’émotions et de rebondissements au plus près du travail complexe et captivant des service secrets français contre le terrorisme. Un bel hommage rendu à ses hommes et femmes qui ont sacrifié leur vie personnelle pour accomplir leur mission.

Secrets de tournage, anecdotes : le saviez-vous ?

  • C’est une adaptation télévisuelle du livre de éponyme du journaliste Matthieu Suc, publié aux éditions HarperCollins en 2018.
  • “En 2019, à la lecture d’un article de Matthieu Suc sur le site de Mediapart puis de son livre Les espions de la terreur, j’ai immédiatement senti qu’il y avait là, dans cette enquête fouillée sur l’organisation secrète en charge des attaques terroristes au sein de l’État Islamique, matière à un récit non seulement captivant mais surtout cathartique, susceptible à la fois de traduire les sentiments qui nous ont habités après le 13 novembre et de raconter la nécessité de leur dépassement par l’action”, a confié le créateur de la série Franck Philippon.
  • En plus du travail et de l’expertise de Matthieu Suc, la production a eu accès à de nombreux documents pour assoir le réalisme de la série : déroulé des opérations, PV des interrogatoires, confidences d’experts du renseignement, consultation d’anciens et actuels agents au sein des services secrets…
  • “C’est une série ambitieuse. Elle évoque l’enquête après les attentats du Bataclan. Elle ressemble un peu au film Novembre de Cédric Kahn, mais se distingue par sa temporalité. Alors que le long métrage se focalise sur l’immédiateté des événements post-attentats, notre série s’étend sur une période plus longue, d’environ un an et demi après ces tragiques circonstances. Elle explore les profondeurs de l’enquête, les vies personnelles des agents de la DGSE et de la police, ainsi que leur gestion des événements, nous a expliqué Rachid Guellaz, qui interprète, dans la série, la source, surnommée le “Minotaure”, sur laquelle va s’appuyer le renseignement français dans sa traque.
  • Le “Minotaure” est un mélange de plusieurs sources ayant réellement existé, l’une d’entre elles joua d’ailleurs un rôle majeur en 2016.
  • La série a reçu le Prix de la meilleure musique pour Philippe Jakko au Festival de la Fiction 2023.

En savoir plus :

  • Les espions de la terreur sont diffusés sur M6 les mardi 12 et 19 novembre 2024 à 21h10
  • La série est proposée en streaming et en replay sur M6+
  • La série sera suivie par deux documentaires inédits à 23h20 : Au coeur des services secrets de l’Etat islamique de Pierre-Olivier Labbé le mardi 12 novembre 2024 ; Opération Apagan, exfiltrer Kaboul de Bernard  George le mardi 19 novembre 2024
Jean-Christophe Nurbel

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *