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Affiche du spectacle "Le Journal d'une femme de chambre" mis en scène par Nicolas Briançon au Théâtre de Poche-Montparnasse

“Le Journal d’une femme de chambre” avec Lisa Martino : un succès de retour à Paris

Après son succès au Théâtre de Poche-Montparnasse et ses représentations à guichet fermé au Théâtre du Chêne Noir au Festival Off Avignon 2024, Le Journal d’une femme de chambre par Nicolas Briançon, avec Lisa Martino, est de retour à Paris. L’avis et la critique de Bulles de Culture.

Synopsis

Le Journal d’une femme de chambre est celui de Célestine (Lisa Martino), au Mesnil-Roy. Elle est nouvellement engagée, acceptant la place dans l’espoir de s’éloigner des turbulences parisiennes. Son journal débute en ce début du XXe siècle quand elle arrive chez les Lelaire, un couple de riches propriétaires normands. La petite soubrette livre ses impressions sur ce nouvel emploi, sur ces maîtres et compagnons, sur ses expériences passées…

Un hommage à Philippe Tesson

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Lisa Martino dans le spectacle “Le Journal d’une femme de chambre” mis en scène par Nicolas Briançon © Fabienne Rappeneau

Ecrite par Octave Mirbeau (1848-1917), Le Journal d’une femme de chambre est toujours aussi moderne et tout autant lue, commentée, traduite et inspirante pour les plus grands metteurs en scène :

La version proposée au Théâtre de Poche-Montparnasse a été portée par Philippe Tesson, qui en fut le directeur de la réouverture jusqu’à sa mort en février 2023.

La pièce, mise en scène par Nicolas Briançon, avec Lisa Martino dans le rôle de Célestine, a connu un très grand succès à Paris, puis a été joué, à guichets fermés, au Théâtre du Chêne Noir lors du Festival Off d’Avignon 2024.

Le Journal d’une femme de chambre est donc à nouveau à l’affiche au Théâtre de Poche-Montparnasse, avec de surcroît un hommage émouvant à Philippe Tesson avant le début du spectacle, par la lecture d’un extrait de sa chronique publiée dans Le Figaro Magazine le 23 décembre 2022.

Il y écrivait notamment : “Mirbeau invoque la franchise (‘Mon livre est sans hypocrisie parce que c’est la vie’), ce qui n’est pas faux. Il est également vrai que pour exprimer sa pensée, il utilise une sorte d’hetaïre pittoresque et peu vraisemblable qui sait faire rire le spectateur. ‘La tristesse fait rire’, écrit-il pour se défendre. Et de ce fait, Le Journal d’une femme de chambre a ceci de rare qu’il provoque une émotion intense et complexe. Il s’y mêle la tragédie et la comédie, on y entend le grotesque, la pitié, la honte, la générosité, la tolérance, la folie, etc… Ce en quoi, c’est un chef d’œuvre.”

Le Journal d’une femme de chambre : “un massacre jubilatoire”

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Lisa Martino dans le spectacle “Le Journal d’une femme de chambre” mis en scène par Nicolas Briançon © Fabienne Rappeneau

Pour Nicolas Briançon, le metteur en scène, Le Journal d’une femme de chambre est “un massacre jubilatoire ! Un chamboule-tout sauvage et salutaire ! Un éclat de rire énorme, féroce qui se moque de l’hypocrisie, démonte le système, bouleverse nos certitudes. Et par dessus tout, une sensualité indomptée, un érotisme lancinant, une volupté enivrante.”

“J’aime trop l’amour”

Célestine, cette servante et héroïne de théâtre, comme dans bien d’autres pièces classiques, voire modernes, “n’est pas une sainte… J’ai connu bien des hommes et je sais par expérience, toutes les folies, toutes les saletés dont ils sont capables…” Et pourtant, dit-elle : “J’aime trop l’amour… C’est plus fort que moi, je ne puis demander d’argent à qui me donne du bonheur…

Notre avis ?

Du bonheur, Lisa Martino, dans ce beau rôle de Célestine du spectacle Le Journal d’une femme de chambre, nous en offre en rappelant que les astucieuses soubrettes savaient parfois jouer de certains atouts, et pas seulement de leurs atours, pour s’élever dans ce que certains appelaient “l’enfer social de la société française du début du XXe siècle”.

En savoir plus : dates, horaires, tarifs, durée

  • Le Journal d’une femme de chambre d’Octave Mirbeau, mise en scène par Nicolas Briançon, avec Lisa Martino, au Théâtre de Poche-Montparnasse du jeudi 15 mai au samedi 12 juillet 2025
  • Horaires : du mardi au samedi à 21h
  • Tarifs : Tarif plein 28€ / Tarif réduit 22€ / Tarif -de 26 ans 10€
  • Durée : 1h20
Claude Versein

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