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© ZDF / ARTE / Jürgen Olczyk

Critique / « Parents à perpétuité » (2021) : le phénomène de la « génération boomerang »

Intitulé initialement Boomerang Kids, Parents à perpétuité (Für immer Eltern) est un téléfilm familial allemand de Florian Schwarz sur les nouveaux « Tanguy », la « génération boomerang ». La critique et l’avis de Bulles de Culture sur cette fiction unitaire diffusée à partir du vendredi 19 mars 2021.

Synopsis :

À peine leurs deux grands enfants partis du nid, Anja (Anja Schneider) et Michael Wagner (Devid Striesow) ont troqué la maison familiale dans la banlieue de Munich contre un appartement bien à eux en centre-ville. Tous deux se réjouissent du vent de liberté et de renouveau qui souffle sur leur couple.
Mais quand Niklas (Max Schimmelpfennig), leur désinvolte petit dernier, se fait renvoyer de sa colocation, le jeune homme n’imagine pas d’autre solution que de retourner vivre chez papa-maman.

Parents à perpétuité : une comédie familiale sur la « génération boomerang »

Parents à perpétuité (2021) de Florian Schwarz image téléfilm
© ZDF / ARTE / Jürgen Olczyk

Avec un tournage à Munich en Allemagne, un scénario de Peter Probst, une image de Philipp Sichler, un montage de Vera van Appeldorn, une musique de Sven Rossenbach et Florian van Volxem et une réalisation de Florian Schwarz, Parents à perpétuité est une comédie familiale sur la « génération boomerang », qui représente ces jeunes qui finissent par retourner vivre chez leurs parents pour des raisons économiques.

Ainsi, alors qu’ils ont déménagé dans un logement plus petit afin d’entamer avec enthousiasme leur nouvelle vie libérée d’enfants, un couple de quarentenaires, Michael et Anja, incarnés par Devid Striesow (vu dans les séries Berlin, brigade criminelle et Tatort) et Anja Schneider (vue dans les séries Charité et Tatort), va vite déchanter quand leur rejeton, Niklas, interprété par Max Schimmelpfennig (vu dans les séries Das Boot et Dark), va débarquer chez eux, suivi bientôt par sa petite amie, Alina, jouée par Anouk Elias. Il ne manquerait plus que leur fille, Stella, interprétée par Pauline Fusban (vue dans la série Le Renard), revienne aussi… Mais heureusement, elle a décroché un bon poste à l’étranger !

Des comédien.ne.s solides et une réalisation rythmée

Parents à perpétuité (2021) de Florian Schwarz image téléfilm
© ZDF / ARTE / Jürgen Olczyk

Et c’est donc dans un logement plus petit et à l’heure où d’habitude les enfants prennent enfin leur envol que cette famille « recomposée » va devoir de nouveau cohabiter le temps que le jeune étudiant valide son examen de professeur.

Sauf qu’entre les difficultés du jeune Niklas à se fondre dans le moule du système éducatif — alors qu’il démontre de vraies qualités d’enseignant à plusieurs reprises —, le comportement peut-être trop mère poule de sa mère Anja, les volte-faces de sa petite amie Alina ou les ronflements de son père Michael, cette cohabitation forcée sera très loin d’être idyllique et mettra plutôt à rude épreuve famille et couples.

Notre avis ?

Porté par des comédien.ne.s solides et une réalisation rythmée, Parents à perpétuité traite avec humour et réalisme — la fin n’est pas totalement un happy end — une des conséquences de la crise économique sur les parents et leurs enfants, « la génération boomerang ».

En savoir plus :

  • Parents à perpétuité est diffusé sur ARTE le vendredi 19 mars 2021 à 20h55, puis le dimanche 28 mars 2021 à 09h10. Le téléfilm est également diffusé en streaming et disponible en replay sur Arte.tv
Jean-Christophe Nurbel

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