Dernière mise à jour : décembre 8th, 2024 à 12:36 pm
Alba Gaïa Bellugi : Une passion pour le cinéma sans frontières

Alba Gaïa Bellugi, actrice franco-italienne au parcours international, est l’une des membres du jury de cette 35ème édition du Dinard Festival du Film Britannique et Irlandais. La comédienne découverte à 10 ans par François Ozon dans « Le temps qu’il reste » sera prochainement à l’affiche de “Maldoror” de Fabrice du Welz, présenté hors compétition à la Mostra de Venise 2024. Elle nous a accordé un entretien exclusif où elle partage sa vision du cinéma et son expérience unique à cheval entre plusieurs cultures.
Bulles de Culture : Votre parcours est marqué par une forte influence britannique, notamment vos études à Cardiff. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette expérience ?
Alba Gaïa Bellugi : J’ai toujours été très attirée par la culture britannique, en grande partie grâce au cinéma qui m’a accompagnée dès mon plus jeune âge. Après le lycée, ne sachant pas trop quelle direction prendre, j’ai eu envie d’explorer l’Angleterre et le Pays de Galles. C’est ainsi que je me suis retrouvée à étudier pendant trois ans au Royal Welsh College of Music and Drama à Cardiff.
Bulles de Culture : En quoi cette formation britannique a-t-elle enrichi votre approche du jeu d’acteur ?
AGB : L’approche y était très différente de ce que j’imagine être la formation en France. L’accent était mis sur le texte, l’écoute des partenaires et le travail d’ensemble, plutôt que sur l’individualité de l’acteur. C’était une approche très professionnelle qui m’a beaucoup apporté.
Bulles de Culture : Comment vivez-vous cette expérience de jurée au Dinard Festival, notamment au sein d’un jury multiculturel ?
AGB : C’est ma première expérience en tant que jurée, et je trouve cela absolument génial. Le fait d’être un jury éclectique, avec des membres français et britanniques, crée des discussions passionnantes. Nous arrivons tous avec nos références et nos points de vue, ce qui enrichit considérablement nos échanges.
Bulles de Culture : Votre intérêt pour le cinéma international va au-delà du monde anglo-saxon, n’est-ce pas ?
AGB : Absolument. En tant que spectatrice, je suis passionnée par le cinéma international. Étant moitié danoise et moitié italienne, j’ai eu la chance de travailler un peu en Italie. J’ai également une véritable passion pour le cinéma scandinave en général. J’adorerais avoir l’opportunité de travailler dans ces cinématographies un jour.
Bulles de Culture : Vous venez de présenter “Maldoror” de Fabrice du Welz à la Mostra de Venise. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ?
AGB : C’est mon deuxième film avec Fabrice du Welz. Inspiré de l’affaire Dutroux, le film explore les répercussions de cette affaire d’État qui a bouleversé la Belgique dans les années 90. Le film suit le parcours d’un policier, interprété par l’extraordinaire Anthony Bajon, entouré d’acteurs remarquables comme Benoît Poelvoorde, Béatrice Dalle ou Rémi Cadeau. C’est un film dur mais très singulier, que j’aime beaucoup.
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