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Trois nuits par semaine affiche

Critique / « Trois nuits par semaine » (2022) : une romcom située dans le milieu des drag-queens

Une comédie romantique peu habituelle pour réchauffer les cœurs cet automne : Trois nuits par semaine. (Re)Plongez dans le monde des drag-queens suite au succès de Drag Race France. L’avis et la critique de Bulles de Culture sur ce long-métrage visible en salles dès ce 9 novembre 2022.

Synopsis :

Baptiste (Pablo Pauly), 29 ans, est en couple avec Samia (Hafsia Herzi), quand il fait la rencontre de Cookie Kunty (Romain Eck), une jeune drag queen de la nuit parisienne. Poussé par l’idée d’un projet photo avec elle, il s’immerge dans un univers dont il ignore tout, et découvre Quentin, le jeune homme derrière la drag queen.

Trois nuits par semaine, I am a drag

Elle avait disparu, elle revient. A l’heure de la diversité, la figure de la drag-queen revient sur deux médiums en 2022. Premièrement, il y a eu le succès de Drag Race France (basée sur la série télévisée américaine RuPaul’s Drag Race) sur France.tv Slash en juin et juillet, puis ce film Trois nuits par semaine.

Trois Nuits par semaine critique avis 2
© Pyramide

C’est Florent Gouëlou qui est aux manettes de la réalisation et du scénario, connu sous le nom de scène Javel Habibi en tant que drag. Le titre de son premier long-métrage met directement en avant le nombre de soirées par semaine où le genre devient flou, s’efface parfois. On dit LE drag pour l’art, mais LA drag pour la personne. Mais celle-ci joue avec le genre d’office attribué à son sexe de naissance grâce au costume.

Après des années de sociabilisation plus traditionnelle, des combats pour obtenir plus de droits, la culture gay rayonne de nouveau des couleurs des drag-queens qui reviennent dans l’espace culturel.

Une rencontre et un coup de foudre rapides

Présenté en ouverture de la Semaine de la Critique à la dernière Mostra de Venise, et en France en film d’ouverture du Festival 2 Valenciennes le 23 septembre, Trois nuits par semaine a droit à une affiche sublime. Un faisceau de lumière d’où tout peut naître : une nouvelle identité et une histoire d’amour inattendue.

Trois Nuits par semaine critique avis
© Pyramide

Mais dès les trois premières minutes, Baptise, interprété par un impeccable Pablo Pauly, tombe sous le charme de Cookie Kunty, véritable personnage des scènes parisiennes interprété par le comédien Romain Eck qui a dû accepter de se laisser filmer en tant que garçon. Le film manque d’une petite étincelle de plus et de la poésie présente sur l’affiche.

Le réalisateur Florent Gouëlou préfère se focaliser sur l’idée de liberté transcendée par l’image de beauté qu’on a envie de se donner, indépendamment de son genre.

Suite à cela, Trois nuits par semaine ne s’embarrasse pas des questions de discrimination, même s’il en parle, et préfère se focaliser sur la place que prend cette profession au sein du couple, peu importe que celui-ci soit hétéro, homo ou fluide. Et comme le montre la vidéo ci-dessous, les images de scène sont magiques, posées, léchées et pensées en termes de représentations iconiques.

Notre avis ?

Pas un film militant mais plutôt une ouverture sincère sur le quotidien et les coulisses du métier de drag, Trois nuits par semaine fait passer un joli moment dans les soirées d’automne. Pas de clichés (malgré une histoire lancée illico presto), pas de lourdeur pour ce film ayant eu les honneurs de la Mostra de Venise.

En savoir plus :

  • Trois nuits par semaine, un film de Florent Gouëlou
    Date de sortie France : 09/11/2022
  • Distribution France : Pyramide Films
Luigi Lattuca
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