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Cet été-là Marina Foïs, Rose Pou Pellicer, Juliette Havelange photo critique
© Magali Bragard/Trésor Films

Critique / « Cet été-là » (2022) d’Eric Lartigau

Cet été-là d’Eric Lartigau est disponible dans les salles de cinéma depuis le 4 janvier 2023. Le film avec Marina Foïs et Gaël Garcia Bernal est une chronique de jeunesse légère sur fond de sujets graves. La critique et l’avis de Bulles de Culture. 

Synopsis :

Dune a 11 ans. Depuis toujours, chaque été, elle traverse la France avec ses parents pour passer les vacances dans leur vieille maison des Landes. Là-bas, Mathilde, 9 ans, l’attend de pied ferme. Une amitié sans failles. Mais cet été-là ne sera pas un été de plus. L’année dernière, Dune et ses parents ne sont pas venus. On ne lui a pas dit pourquoi mais elle sent que quelque chose a changé. Sa mère si distante, les disputes des parents, Mathilde qui tarde à grandir, l’odeur des pins entêtante, le sable qui n’est plus si doux, les films d’horreur ridicules, les amours des grands ados du coin, tout met Dune en alerte. Elle veut comprendre, savoir. Cet été-là Dune va grandir.

Cet été-là : chronique d’une jeunesse

Avec Cet été-là, Eric Lartigau revient avec son premier film post-covid. Après #JesuisLà en 2019 et surtout après le succès de La Famille Bélier, dont Coda (Oscar du meilleur film 2022) est l’adaptation américaine, le réalisateur continue d’évoquer la famille et le couple, thèmes récurrents de sa filmographie, à travers la mise en image d’un roman graphique écrit par Mariko et Jillian Tamaki.

Le long métrage suit la protagoniste, au stade de la pré-adolescence, confrontée aux problèmes d’adultes de ses parents. Eric Lartigau évoque d’une manière très sensorielle cette période particulière de la vie où l’on se sent en décalage. Heureusement, la jeune fille peut s’appuyer sur sa meilleure amie du même âge avec laquelle elle peut enfourcher son vélo pour parcourir son lieu de villégiature. Le film est d’ailleurs construit autour de plusieurs images qui constituent le journal intime visuel de la jeune fille (celle-ci ayant constamment une caméra à la main pour filmer son été).

Cet été-là Rose Pou Pellicer, Juliette Havelange critique photo film
© Magali Bragard/Trésor Films

Au delà d’une simple chronique de jeunesse, le long métrage montre également la douleur d’une mère de famille, confrontée à une fausse couche alors qu’elle attendait son second enfant. La survenance de celle-ci, plus répandue qu’on ne le croit, sujet encore trop tabou, entraine la mise en place d’une mécanisme psychologique qui est similaire à celui du deuil. Marina Foïs arrive à transmettre la souffrance de son personnage, tout en gardant une vitalité positive. La place du conjoint dans ce processus est également montrée grâce à la très convaincante prestation de l’acteur espagnol, Gaël Garcia Bernal. Il ne faut pas oublier de mentionner la jeune Rose Pou Pellicer dont c’est le premier rôle très prometteur au cinéma.

La faiblesse de Cet été-là provient néanmoins de cette mise en scène très sensitive dont le rythme narratif n’est pas assez conséquent pour éviter quelques moments d’ennuis.

Notre avis ?

Cet été-là est dans la pure veine de la filmographie d’Eric Lartigau. Sensible et sensoriel, le film aborde des sujets de vie passionnants. Il y manque néanmoins un rythme narratif soutenu.

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 04/01/2023
  • Distribution France : StudioCanal
Antoine Corte

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