Synopsis :
Nous sommes en 2740. Valérian (Dane DeHaan) et Laureline (Cara Delevingne) sont deux agents spatio-temporels. À bord de leur vaisseau « l’Intruder », ils sillonnent l’espace et le temps afin d’accomplir les différentes missions que leur confie le Pouvoir Central.
Cette nouvelle aventure les emmène sur la station orbitale « Alpha » qui abrite 17 millions d’individus venant des quatre coins de l’univers. Près de 8000 espèces différentes y échangent leurs connaissances et leurs savoirs, leurs technologies et leurs pouvoirs. Le pire endroit pour mener une enquête…
Valérian et la Cité des mille planètes : un visuel époustouflant

Flop aux États-Unis — où le film est sorti en avant-première — et succès dès son premier jour de sortie en France, Valérian et la Cité des mille planètes est un pari fou de l’auteur-réalisateur et producteur Luc Besson.
Et lors de l’avant-première à laquelle nous avons été invité à assister au MK2 Bibliothèque, nous avons eu droit à du popcorn (salé ou sucré, au choix) et à une petite bouteille d’eau. Une façon peut-être comme une autre de se prémunir alors des critiques trop cinglantes américaines et de rappeler que ce film de science-fiction se veut avant tout être un grand film de divertissement.
Pari réussi ?
Allez, ne tournons pas autour du pot et disons le tout de suite avec ces 2500 plans truqués, ses 600 costumes, ses 60 décors et son prologue sur la chanson Space Oddity de David Bowie, Valérian et la Cité des mille planètes est un long métrage époustouflant sur le plan visuel.
Pas aussi fou qu’un Mad Max: Fury Road (2015), mais tout aussi impressionnant. A tel point que l’on regrette que ce film SF aille trop vite à certains moments.
Pas sur feu la planète Mül où on ne comprend pas trop ce qu’on voit et où les corps amincis de ces habitants laissent à penser que les troubles alimentaires, évoqués dans le long métrage polémique To the Bone (2017) sur Netflix, ne seront probablement toujours pas réglés dans des milliers d’années.
Mais par contre, en ce qui concerne le Big Market et l’idée géniale de l’utilisation d’un casque de réalité virtuelle pour y accéder, ou encore la station spatiale Alpha, la fameuse Cité des milles planètes, nous aimerions nous y balader plus librement plutôt que de suivre le parcours du scénario-croisière pas très intéressant que nous propose Luc Besson.
Un scénario décevant

En fait, Valérian et la Cité des mille planètes est un marqueur de son temps mais n’est pas du tout un film en avance sur son temps. En effet, ce long métrage résume les qualités et les défauts de la fiction française.
Ainsi, côté qualité, le savoir-français en terme d’animation et d’effets spéciaux est reconnu depuis longtemps et le voir enfin dans un film « français » au budget XXL fait clairement plaisir.
Mais côté défauts, le film rappelle aussi les critiques souvent faites sur les scénaristes français incapables de faire aussi bien que les anglo-saxons sur des scénarios de fictions plus ambitieux.
Ce n’est plus tout à fait vrai ?
Où sont alors les scénaristes français sur des projets de divertissement à gros budgets tels que les séries Versailles ou Riviera ? Il y a bien la série Marseille de Netflix… mais s’agit-il vraiment d’un contre-exemple ?
En tout cas, Valérian et la Cité des mille planètes de Luc Besson ne contredit pas cette tendance avec un scénario très en-dessous de son potentiel visuel et sonore.
C’est d’abord un début qui traîne étrangement alors que ce genre de films a plutôt tendance à avoir des prologues qui nous plonge au cœur de l’action avant de prendre ensuite son temps pour nous décrire l’univers créé de toutes pièces pour le film à travers la figure d’un héros que nous suivons.
C’est un ensuite un choix de caractérisation de deux héros super cool — très tendance alors, surtout après le succès surprise de Les Gardiens de la Galaxie — avec deux jeunes personnages qui flirtent et se taquinent mais qui manquent au final de profondeur.
C’est enfin ces fausses pistes qu’on oublie de traiter plus tard comme ce méchant Igon Siruss, croisé par Valerian sur le Big Market, qui promet qu’ils se reverront mais qui, en fait, ne tiendra jamais sa promesse !
Un casting peu convaincant

Et concernant le casting du long métrage Valérian et la Cité des mille planètes, dificile de comprendre les choix de Luc Besson.
Pourquoi l’acteur Dan deHaan que nous avions déjà trouvé inconsistant dans A Cure for Life (2016) de Gore Verbinski dans le rôle de Valerian ?
Et quant à l’actrice Cara Delevingne, vue dans Suicide Squad (2016), elle s’en sort plutôt bien, mais par contre, son personnage est étonnement pas du tout dans l’air du temps. En effet, la série de bande dessinée de Jean-Claude Mézières et Pierre Christin, dont le film est une adaptation, s’appelle Valérian et Laureline et non Valerian tout court comme le long métrage de Luc Besson. Il y a bien un moment vers la fin où Laureline se rebiffe de ne pas être au même niveau que Valerian dans les scènes mais dès le plan suivant, la hiérarchie entre les deux personnages reprend son cours.
Par contre, personnellement, si les prouesses technologiques réalisées sur les danses effectuées par le personnage de Rihanna sont amusantes, nous aimons surtout la voix de l’acteur John Goodman (en V.O.) dans la peau du trafiquant Igon Siruss — d’où peut-être notre regret de ne pas la réentendre plus tard — ainsi que les hilarants Doghan-Daguis (voix des acteurs Grant Moninger, Robbie Rist et Christopher Swindle, toujours dans la V.O.).
Notre avis ?
Alors, faut-il aller (re)voir Valérian et la Cité des mille planètes ?
Oui, pour la prouesse technologique impressionnante qu’est le film. Mais attention, il ne faut pas s’attendre à un scénario aussi complexe que l’univers décrit ou à un casting de premiers rôles particulièrement épatants.
Secrets de tournage, anecdotes : le saviez-vous ?
- C’est le 16e long métrage de Luc Besson.
- C’est une adaptation cinématographique libre de de la série de bande dessinée Valérian et Laureline de Jean-Claude Mézières (dessin) et Pierre Christin (scénario).
- La distribution comprend Dane DeHaan, Cara Delevingne, Clive Owen, Ethan Hawke, Rihanna, Kris Wu, Rutger Hauer, Sam Spruell, Alain Chabat, Aymeline Valade, Elizabeth Debicki, John Goodman, Ola Rapace, Xavier Giannoli, Peter Hudson, Mathieu Kassovitz, Benoît Jacquot, Louis Leterrier, Olivier Megaton, Gérard Krawczyk et Éric Rochant.
- Le tournage a eu lieu en France (à La Cité du cinéma) et en Nouvelle-Zélande.
- La musique originale a été composée par Alexandre Desplat.
- A ce jour, c’est le film français le plus cher de tous les temps.
- Ce long métrage a par contre été un véritable échec en salles dans le monde, par rapport à son énorme budget, et cela a conduit à la faillite de la société de production et de distribution cofondée par Luc Besson en 1992, EuropaCorp. En 2020, celle-ci a donc été rachetée en grande partie par le fonds d’investissements américain Vine Alternative Investments, le réalisateur conservant de son côté environ 10% des part de son ancienne société ainsi qu’un poste de directeur artistique pendant cinq ans.
En savoir plus :
- Date de sortie France : 26/07/2017
- Distribution France : EuropaCorp Distribution
- Tout sur #Valerian sur le compte Twitter de @bullesdeculture
- Valérian et la Cité des mille planètes est diffusé sur TF1 et en streaming gratuit sur TF1+ le dimanche 24 mai 2026 à 21h10
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Vu au cinéma il y a 2 jours, effectivement on en prend pleins les yeux sinon les acteurs peu convaincants et le scénario très léger… on est loin du compte pour 15 euros en 3 D.