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Critique Deauville / « L’Histoire de l’Amour » (2016) de Radu Mihaileanu

Dernière mise à jour : août 1st, 2021 at 09:22

Le Festival du Cinéma Américain de Deauville a rendu un hommage à l’un de ses jurés, Radu Mihaileanu, en projetant son dernier film L’Histoire de l’Amour avec Derek Jacobi, Sophie Nélisse et Gemma Arterton. Bulles de Culture vous donne son avis. 

Synopsis :

New York, de nos jours, Léo (Derek Jacobi), un vieux juif polonais immigré, espiègle et drôle, vit dans le souvenir de « la femme la plus aimée au monde », le grand amour de sa vie.

A l’autre bout de la ville, Alma (Sophie Nélisse), dans la fougue d’une adolescence pleine de passion, découvre l’amour pour la première fois.

Rien ne semble lier Leo à Alma. Et pourtant… De la Pologne des années 30 à Central Park aujourd’hui, le manuscrit d’un livre, « L’Histoire de l’Amour », va voyager à travers le temps et les continents pour unir leurs destinées.

L’Histoire de l’Amour, un début complexe….

l'histoire de l'amour
© Laurent Guerin

Le réalisateur des films Le Concert (2009) ou encore La Source des femmes (2011) s’attaque pour L’Histoire de l’Amour à l’adaptation littéraire du livre de l’auteure américaine à succès Nicole Krauss.

Le cinéaste prévient lui-même en début de projection officielle dans le cadre du Festival de Deauville : « J’espère que vous avez fait une bonne sieste car le début du film est difficile ».

En effet, on voit à l’écran plusieurs histoires qui s’entrecroisent sans pour autant voir encore de connexions entre elles. Pourtant, on se doute qu’il y a quelque chose qui va les lier.

Le temps de poser son décor, L’Histoire de L’Amour emporte ensuite l’engouement général grâce à la prestation du duo déjanté joué par Derek Jacobi et Elliott Gould, à qui on pourrait presque attribuer le statut de meilleur couple de l’œuvre.

… puis des moments d’émotions très forts

l'histoire de l'amour
© Laurent Guerin

A l’instar de ses précédents films, Radu Mihaileanu sait capter de grands moments d’émotions autour de ses personnages grâce à une orchestration parfaite, à grand renfort de violons, qui donne de l’ampleur aux moments-clés du film.

La mise en scène alterne entre histoires du passé et du présent, le tout filmé avec finesse. Le réalisateur sait à la fois sublimer les bourgades allemandes et poser sa caméra en plein cœur de New-York.

Un film sur l’amour et sur l’Homme

l'histoire de l'amour
© Laurent Guerin

Le thème central de l’amour dans L’Histoire de l’Amour est parfaitement exploité sans tomber à aucun moment dans le gnan-gnan, portant à l’écran des réflexions existentielles sur ce sentiment complexe. Car c’est bien l’amour sous toutes ces formes que propose Radu Mihaileanu : amours d’adolescents qui se cherchent, amour filial, amour perdu…

Le film choral emprunte un peu au style d’Alejandro González Iñárritu, notamment le film Babel (2006). L’effet papillon de L’Histoire de l’Amour transcende la grande Histoire, dans laquelle les protagonistes sont plongés au cœur de la Seconde Guerre mondiale, pour aboutir à une œuvre universelle qui pourra émouvoir un large public, sans distinction ni de culture, ni de langue.

Alors que le réalisateur s’excusait presque de présenter son film au Festival du Cinéma Américain de Deauville, alors que c’est une œuvre européenne, on peut dire que c’est un film du monde et même un film sur l’Homme.

En savoir plus :

Antoine Corte

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