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Cannes 2022 / Meilleurs moments du jeudi 26 mai : Le choc Lukas Dhont

C’est vers cette fin de Festival de Cannes 2022 que la palme d’or pourrait bien émerger. Hirokazu Kore Eda, Albert Serra ou Lukas Dhont en lice pour le prix sont d’ores et déjà désignés favoris.  Bulles de Culture vous raconte les meilleurs moments du jeudi 26 mai.

Close de Lukas Dhont, favori du public

Dans l’attente du palmarès donné lors de la cérémonie de clôture samedi 28 mai à 20h, le public a déjà choisi son favori à l’applaudimètre avec l’accueil extraordinaire réservé au film de Lukas Dhont, Close. Plus de 10 minutes de standing ovation lors de la séance de gala pour le détenteur de la caméra d’or obtenue pour Girl en 2018. Close raconte l’amitié entre deux garçons de 13 ans perturbée par un évènement tragique. Les deux enfants sont magnifiquement interprétés par Eden Dambrine et Gustav De Waele. On retrouve également Emilie Dequenne et Léa Drucker dans les deux rôles féminins.

Lukas Dhont Close Cannes 2022

Le réalisateur Hirokazu Kore Eda, palmé pour Une histoire de famille en 2018, revient en compétition avec Les bonnes étoiles qui traite encore une fois d’histoires de famille et de parentalité. Le film est un road movie entre une mère qui a décidé d’abandonner son bébé et deux individus qui s’occupent de vendre ce dernier à un couple. Le long métrage est sûrement l’un des plus accessibles et des plus touchants du réalisateur japonais qui montre encore une fois toute sa délicatesse à raconter des histoires singulières, tout en les inscrivant dans un questionnement social.

Il avait permis le grand retour de Jean-Pierre Léaud en 2016 avec la présentation en séance spéciale de La mort de Louis XIV, Albert Serra envoie cette fois-ci Benoit Magimel sur une île polynésienne pour Pacifiction – Tourment sur les îles, en compétition officielle. L’acteur y incarne un écrivain en panne d’inspiration se sentant esseulé dans ce pacifique inquiétant.

Le parfum vert de Nicolas Pariser en clôture

Enfin, la clôture de la Quinzaine des réalisateurs proposait la comédie légère Le parfum vert de Nicolas Pariser avec Sandrine Kiberlain et Vincent Lacoste. Ce polar emprunte les codes artistiques de la bande dessinée suivant les péripéties de deux apprentis enquêteurs sur les traces d’une mystérieuse organisation secrète. La Quinzaine des réalisateurs avait déjà accueilli le réalisateur pour son film Alice et le maire, contribuant en partie au succès de celui-ci. Toujours minutieux dans le verbe, le cinéaste livre un film divertissant très ancré dans un contexte géo-politique avec notamment quelques réflexions portées sur l’Europe et son son sentiment d’appartenance.

 

Antoine Corte

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