Dernière mise à jour : novembre 26th, 2016 à 12:16 am
Fils du célèbre dialoguiste, écrivain, scénariste et réalisateur français Michel Audiard, Jacques Audiard mettra une vingtaine d’années pour se détacher de celui-ci et créer ses premières œuvres en tant que cinéaste. De Regarde les hommes tomber (1994) à Dheepan, retour sur la filmographie d’un auteur de “re-nom” qui a su se faire un prénom.
Jacques Audiard,
fils de Michel Audiard

Alors après des expériences sur les plateaux de tournage et dans les salles de montage, il participe à l’écriture de scénarios avec son père bien sûr (Le Professionnel, Mortelle Randonnée…) mais aussi auprès d’autres scénaristes – avec Josiane Balasko et Michel Blanc pour Grosse Fatigue, avec Tonie Marshall et Marion Vernoux pour Vénus beauté (institut)… -.
Jacques Audiard, le cinéaste

Premier coup d’essai, premier coup de maître. Regarde les hommes tomber (1994) avec le duo générationnel Jean-Louis Trintignant/Mathieu Kassovitz remporte 3 Césars : meilleure première œuvre, meilleur espoir masculin (Mathieu Kassovitz) et meilleur montage (Juliette Welfling).

Jacques Audiard prend alors son temps pour les films suivants (5 ans en moyenne entre chaque film) et peaufine dans les moindres détails ses scénarios (toujours écrits à plusieurs mains), ses tournages et ses montages. Le cinéma de genre va alors entrer encore plus profondément dans son cinéma exigeant où l’esthétisme cotoie une dure réalité sociale.

En 2005, c’est le duo malsain Romain Duris/Niels Arestrup dans le remake du film noir Mélodie pour un tueur de James Toback, De battre mon cœur s’est arrêté, que Jacques Audiard obtient son premier vrais succès critique et public. Avec plus d’un million de spectateurs, le film remporte 8 Césars : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure musique (Alexandre Desplat), meilleur acteur dans un second rôle (Niels Arestrup), meilleur espoir féminin (Linh-Dan Pham), meilleure adaptation (Jacques Audiard, Tonino Benacquista), meilleur montage (Juliette Welfling), meilleure photographie (Stéphane Fontaine).
Jacques Audiard, l’international

- le Grand Prix du Jury du Festival de Cannes
- le Prix Louis-Delluc
- 9 Césars : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur (Tahar Rahim), meilleur acteur dans un second rôle (Niels Arestrup), meilleur jeune espoir masculin (Tahar Rahim), meilleure photographie (Stéphane Fontaine), meilleurs décors (Michel Barthélémy), meilleur montage (Juliette Welfling), meilleur scénario original (Jacques Audiard , Thomas Bidegain , Abdel Raouf Dafri , Nicolas Peufaillit)
- une nomination pour l’Oscar du Meilleur film étranger

Jacques Audiard,
du Sri Lanka aux États-Unis

Cette approche internationale jusque dans les les espaces de ces films devraient se prolonger avec son prochain projet. En effet, après Jean-Pierre Jeunet (Alien, la résurrection, 1997), Matthieu Kassovitz (Gothika, 2003), Bruno Dumont (Twentynine Palms, 2003), Olivier Dahan (My Own Love Song, 2010), Laurent Cantet (Foxfire, confessions d’un gang de filles, 2012)… Jacques Audiard devrait être le prochain frenchie à réaliser son film à “Hollywood”. Il s’agirait d’un western avec John C. Reilly (The Lobster, Tale of Tales) pour une adaptation de The Sisters Brothers de Patrick deWitt sur laquelle il travaille depuis quelques années.
Cet homme qui s’est fait un prenom n’a pas fini de faire parler de lui… et ce pour notre plus grand plaisir de cinéphile !
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En savoir plus :
- critique de Bulles de Culture du film Dheepan
- critique de Bulles de Culture du film Un prophète
- page Wikipédia sur Jacques Audiard
- page Wikipédia sur Michel Audiard
- page Encyclopædia Universalis sur Jacques Audiard
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