Prodigieuses, dans les salles depuis mercredi 20 novembre, suit le parcours de deux sœurs jumelles virtuoses de la musique face à une maladie génétique. La critique et l’avis de Bulles de Culture.
Synopsis :
Claire (Camille Razat) et Jeanne (Mélanie Robert), jumelles pianistes virtuoses, sont admises dans une prestigieuse université de musique dirigée par l’intraitable professeur Klaus Lenhardt. Elles portent ainsi l’ambition de leur père qui a tout sacrifié pour faire d’elles les meilleures. Mais, une maladie orpheline, fragilise peu à peu leurs mains, et compromet brusquement leur ascension. Refusant de renoncer à leur rêve, elles vont devoir se battre et se réinventer pour devenir, plus que jamais, prodigieuses.
Prodigieuses : un drame cacophonique
Inspiré de l’histoire vraie des jumelles virtuoses Audrey et Diane Pleynet, “Prodigieuses” tente d’orchestrer un récit poignant sur la résilience face à l’adversité. Ce drame musical, fruit de la collaboration père-fils des réalisateurs Frédéric et Valentin Potier, suit deux jeunes femmes, brillantes musiciennes, admises dans une prestigieuse université de musique et qui voient soudain leur ascension compromise par une maladie orpheline qui fragilise leurs mains.
Refusant d’abandonner leur passion, elles vont devoir se battre et se réinventer pour devenir, plus que jamais, prodigieuses. Malgré l’enjeu dramatique mêlant fratrie et ambition artistique, le film peine à trouver sa juste tonalité.
Le scénario sombre dans une cacophonie de clichés. En particulier, la relation entre les jumelles est traitée avec la finesse d’un feuilleton estival, multipliant les rebondissements convenus et les résolutions hâtives qui manquent cruellement de profondeur.

Les interprétations des jeunes actrices Camille Razat et Mélanie Robert, malgré leur amitié hors caméra, manquent de nuances. En contrepoint, Franck Dubosc et Isabelle Carré apportent cependant une certaine crédibilité à leurs personnages de parents, l’un incarnant l’autorité paternelle, l’autre la douceur maternelle, sans toutefois transcender les limites d’un script trop convenu. Le traitement des scènes musicales, censées être le cœur battant du film, déçoit particulièrement.
Au lieu de laisser la puissance de la musique s’exprimer, la mise en scène s’encombre d’artifices qui étouffent toute émotion. Cette approche reflète malheureusement l’ensemble du film : une œuvre qui, à force de vouloir complexifier, perd en émotion.
En savoir plus :
- Date de sortie France : 20/11/2024
- Distribution France : Apollo Films
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Rien de convenu dans ce film, je l’ai trouvé subtile , intense , profond. La situation gémellaire y est parfaitement interprétée .
Mention spéciale pour le titre « falling in love »
Euphoniquement vôtre
Oup’s Subtil