Sur Bulles de Culture, art, cinéma, littérature, musique, spectacles, télévision... chaque jour, la culture sort de sa bulle.
garance film cannes 2026
StudioCanal

Cannes 2026 / “Garance” (2026) de Jeanne Herry

Dans Garance, Jeanne Herry délaisse les mécanismes collectifs qui structuraient ses précédents films pour suivre, au plus près, la chute d’une jeune actrice rattrapée par l’alcool. Porté par une Adèle Exarchopoulos incandescente et par une Sara Giraudeau d’une remarquable justesse, le film avance avec pudeur dans les zones troubles de la dépendance. La critique et l’avis du film présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2026.

Synopsis :

Garance (Adèle Exarchopoulos) est une jeune actrice dont la vie semble d’abord portée par une énergie folle. Elle joue, aime, se déplace, cherche sa place, comme si le mouvement pouvait tenir lieu d’équilibre. Mais l’alcool, qui paraît longtemps accompagner les fêtes, les nuits et les élans, finit par prendre toute la place. Le film la suit sur plusieurs années, au fil d’un glissement presque imperceptible vers la dépendance, avant d’ouvrir la possibilité fragile d’une reconstruction.

Garance : l’alcool, la scène et la possibilité d’un retour

Avec Garance, Jeanne Herry s’éloigne sans rompre avec ce qui faisait jusqu’ici la singularité de son cinéma. Depuis Pupille suivie par Je verrai toujours vos visages, la cinéaste s’est imposée comme une observatrice minutieuse des mécanismes collectifs. Elle a souvent filmé des groupes traversées par la douleur vers la réparation. Ici, pour la première fois, elle resserre son geste autour d’une trajectoire plus solitaire vers une descente aux enfers avant cette reconstruction essentielle.

 

Antoine Corte

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *