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Erik Enge, Maxwell Cunnigham, Toni Prince, Edvin Ryding dans la série "A Life's Worth – Le prix d'une vie" © Johan Hannu / Yellow Bird

♥ “A Life’s Worth – Le prix d’une vie” : suite et fin ce soir sur ARTE

Le jeudi 26 juin, ARTE diffuse les derniers épisodes et la fin de la série franco-suédoise coup de cœur A Life’s Worth – Le prix d’une vie (A Life’s Worth, 2025). Celle-ci revient sur la sanglante guerre de Bosnie. L’avis et la critique de Bulles de Culture, ainsi que notre interview de l’équipe à Séries Mania.

A Life’s Worth – Le prix d’une vie : une série réaliste, dure, captivante et émouvante sur un pan sombre de l’Histoire européenne

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Johan Rheborg dans la série “A Life’s Worth – Le prix d’une vie” © Audrius Solominas / Yellow Bird

Synopsis épisodes 1 à 3

Bosnie-Herzégovine, 1993. Un bataillon de Casques bleus suédois est déployé dans la région de Vares pour assurer la sécurité de l’acheminement de l’aide humanitaire destinée à la population civile, mais avec l’interdiction de s’impliquer dans le conflit.

Synopsis épisodes 4 à 6

Par peur de représailles du côté bosniaque, le colonel Andreasson (Johan Rheborg) s’efforce de calmer les tensions.

Créée par Mona Masri et Oliver Dixon — d’après le livre témoignage d’un ancien soldat suédois de l’ONU, Magnus Ernströms — et réalisé par Ahmed AbdullahiA Life’s Worth – Le prix d’une vie nous propulse, en 6 épisodes de 44 minutes, plus de 30 ans en arrière, dans l’horreur de la guerre de Bosnie.

La série suit à la fois :

  • 4 jeunes et novices soldats des Nations Unis, Strand (Edvin Ryding, à l’affiche du film 28 ans plus tard), Forss (Maxwell Cunningham, vu dans la série Top Dog), Kilpinen (Erik Enge, vu dans la série Meurtres à Sandhamm) et Babic (Toni Prince, vu dans la série Notre grande famille), supervisé par un supérieur expérimenté (Johan Rheborg, vu dans la série Agatha Christie : les enquêtes de Hjerson),
  • et un père de famille bosniaque (Lazar Dragojevic, vu dans la série Feria : l’éclat des ténèbres) en quête de médicaments pour sa fille malade.

Dans un récit choral et tendu, cette fiction nous fait donc revivre, à hauteur humaine, le basculement dans l’horreur d’un statu quo explosif entre différentes factions ethniques et religieuses des Balkans et face auquel la force internationale de paix a été confrontée à une position de plus en plus intenable de simple observatrice.

Notre avis ?

Écrit et réalisé avec un talent exceptionnel, porté par un casting absolument formidable, A Life’s Worth – Le prix d’une vie est une série réaliste, dure, captivante et émouvante qui nous rappelle, fort à propos en ces temps actuels, une période sombre de l’Histoire européenne. Un véritable coup de cœur pour Bulles de Culture.

3 questions à Mona Masri, Ahmed Abdullahi, Edvin Ryding et Toni Prince : “La série est encore plus d’actualité aujourd’hui”

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Toni Prince, Edvin Ryding dans la série “A Life’s Worth – Le prix d’une vie” © Johan Hannu / Yellow Bird

C’est dans le cadre du festival Séries Mania 2025 que Bulles de Culture a pu s’entretenir sur la série A Life’s Worth – Le prix d’une vie avec la cocréatrice Mona Masri, le réalisateur Ahmed Abdullahi et les deux comédiens Edvin Ryding et Toni Prince.

Pourquoi une adaptation du livre autobiographique Ett halvt år, ett helt liv (2016) de Magnus Ernströms aujourd’hui ?

Mona Masri : Parce que la série est encore plus d’actualité aujourd’hui qu’au moment où le projet a commencé il y a 7 ans. Il y a malheureusement plusieurs similitudes. Il y a une guerre en Europe et cette année marque les 30 ans de la fin de la guerre dans les Balkans. Il était donc temps que nous ayons une série sur ce sujet.

Pourriez-vous nous dire un mot sur votre personnage et comment vous l’avez approché ?

Toni Prince : Il y a deux aspects dans mon personnage de Babic. C’est une tête brûlée, un dur, mais qui apprécie aussi les rouages de l’armée, sa structure et son aspect rigide.

En lisant le script, je l’ai imaginé comme quelqu’un qui aime enfreindre les règles, mais en l’explorant davantage, j’ai découvert qu’il trouve des moyens d’être lui-même tout en les respectant. Il essaie de se trouver en tant que personne et commence soudainement à aimer l’aspect de la guerre, son côté primitif et cette sensation brûlante où tout peut arriver à tout moment.

Mais il est aussi malheureux en amour. Il a des problèmes romantiques à la maison, en Suède, et cela fait partie de son histoire. Il aussi un certain niveau de jalousie envers les autres.

Il est également en Bosnie en tant que personne ayant un père gangster dans cette région… il se retrouve donc soudainement dans un rôle où il fait le pont entre deux côtés. Il n’est pas un simple soldat suédois. Comment perçoit-il son pays d’origine, dans lequel il interagit pour la première fois, alors que c’est de plus en plus le chaos ? C’est un personnage déchiré.

Edvin Ryding : Je dois d’abord préciser que le personnage de Strand est assez éloigné de qui je suis dans la vie privée. Il vient d’une région du sud de la Suède, où de nombreux réfugiés de la guerre des Balkans sont arrivés. Aujourd’hui encore, cette région est très hostile aux réfugiés et aux étrangers, et cela fait partie de son histoire.

Il arrive dans le camp très excité. Tout ce qu’il l’intéresse, c’est de savoir ce que cela fait de tuer quelqu’un. Il ne sait rien de ce qu’il se passe parce qu’il n’a jamais eu de relation avec des personnes d’autres cultures. Et c’est aussi le plus jeune du groupe.

Mais il va faire un grand voyage et découvrir qu’il peut ressentir quelque chose pour quelqu’un d’une autre culture et éprouver des émotions vraiment fortes. Sa perspective sur la guerre va changer complètement. À la fin, il est dans un état d’esprit complètement différent par rapport au début.

Qu’est-ce qui été important pour vous en terme de réalisation pour A Life’s Worth – Le prix d’une vie ?

Ahmed Abdullahi : C’est une très bonne question. Venant à la fois d’un pays déchiré par la guerre [NDLR : il est arrivé en Suède au début des années 90 comme réfugié somalien] et ayant effectué mon service militaire en Suède, j’ai été vraiment intéressé par ce projet. C’est un sujet lourd et pour moi, il s’agissait surtout de trouver l’humanité et de capter aussi bien les détails du quotidien — les gens continuent de se marier ou d’acheter du pain — que les moments plus forts et plus lourds. Et faire tout cela avec respect.

Secrets de tournage, anecdotes : le saviez-vous ?

  • La série a été tourné en Slovaquie et Lituanie.

En savoir plus : date de diffusion, streaming, replay

  • A Life’s Worth – Le prix d’une vie est diffusé sur ARTE les jeudis 19 et 26 juin 2025 à 20h55
  • La série est proposée en streaming et en replay gratuit sur Arte.tv
Jean-Christophe Nurbel

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