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Affiche de la série "Playing Nice" © 2024 Playing Nice Series Ltd

Interview / James Norton pour la série “Playing Nice” (Canal+) : “Que feriez-vous si vous appreniez que votre enfant n’est pas le vôtre ?”

A partir de ce jeudi 8 janvier, Canal+ diffuse l’intrigante mini-série Playing Nice (2024) produite et jouée par James Norton. Rencontre Bulles de Culture avec le comédien.

Synopsis :

Cornouailles. Deux couples découvrent que leurs fils ont été échangés à la naissance et doivent faire face à un dilemme insurmontable : garder l’enfant qu’ils ont élevé et aimé ou reprendre leur enfant biologique ?

3 questions à James Norton : “J’avais envie d’autre chose”

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James Norton, Alban Guo, Jessica Brown Findlay, Fraser Cornelissen, Niamh Algar, James McArdle dans la série “Playing Nice” © 2024 Playing Nice Series Ltd/Photo Joss Barrat

C’est à l’occasion du festival Séries Mania 2025 que Bulles de Culture a pu assister à une table ronde avec l’acteur britannique James Norton. Écrite par Grace Ofori-Attah, réalisée par Kate Hewitt et produite par Rabbit Track Pictures et StudioCanal, la série Playing Nice est un thriller domestique de 4 épisodes de 52 minutes inspiré du livre Tu nous appartiens (2020) de J. P. Delaney, publié aux éditions Mazarine (Fayard) en France.

En plus d’être pour la première fois coproducteur d’une série télé, James Norton y partage l’affiche avec Niamh Algar, James McArdle et Jessica Brown Findlay. Rencontre.

Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette histoire ?

James Norton : Les personnages, mais le livre est assez différent de notre scénario. Comme toute adaptation, notre projet a pris sa propre direction. Par exemple, le personnage de Miles [NDLR : interprété par James McArdle] est plus clairement un méchant dans le roman, alors qu’on a voulu le rendre plus nuancé, plus proche de la réalité dans la série — le genre de Miles que tout le monde pourrait croiser dans sa vie.

Mais ce qui nous a vraiment attiré, c’est l’idée de pouvoir vendre ce pitch en une phrase : deux couples découvrent que leurs enfants ont été échangés à la naissance par erreur. Cette histoire pose une question universelle à chaque spectateur : que feriez-vous si vous appreniez que votre enfant n’est pas le vôtre ?

Pourquoi ne pas avoir endossé le rôle du méchant ?

James Norton : Au début, l’idée de jouer le personnage de Miles m’enthousiasmait beaucoup. Puis, au fil du développement du projet, sans qu’il y ait eu un véritable déclic, le personnage de Pete a commencé à m’intéresser de plus en plus. Ça me semblait être un rôle que je n’avais jamais joué. Il me parlait davantage, il me ressemblait plus. Et je me suis mis à me poser cette question : que ferais-je si j’apprenais que mon enfant n’était pas le mien ?

Jouer Pete représentait donc un défi différent pour moi. Et parfois, quand on incarne des personnages plus proches de soi, on en apprend davantage sur soi-même. Et même si j’adore jouer les méchants, à ce moment-là de ma vie, j’avais envie d’autre chose.

Y a-t-il eu des moments particulièrement challengeant pour vous sur cette série, en tant qu’acteur et… producteur ?

Oui et heureusement que mon personnage devait être mauvais en surf parce que j’avais pris une ou deux leçons et j’étais vraiment nul (rires) !

Mais en terme de défis, le plus gros a été les enfants. On avait énormément de scènes avec eux, et on s’attendait à ce que ce soit bien plus compliqué à tourner. Mais au final, les deux [NDLR : Alban Guo et Fraser Cornelissen] ont été géniaux. Tout ce qu’on demande à un partenaire de scène, c’est qu’il te renvoie la vérité. Et les enfants te la donnent tout le temps, sans affectation, sans réflexion. Ils te donnent juste ce qu’ils veulent.

On a eu de la chance : ils ont tous les deux été extraordinaires. Du coup, on réagissait simplement à eux. Ils nous offraient ce qu’ils voulaient bien nous donner, et il fallait suivre le mouvement. Quand ça marche, c’est magique. Quand ça ne marche pas, c’est l’enfer. Mais là, on a vraiment eu de la chance.

En savoir plus :

    • Playing Nice est diffusé sur Canal+ les jeudis 8 et 15 janvier 2026 à 21h
    • La série est proposée en streaming et en replay sur le site de la chaîne
Jean-Christophe Nurbel

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