Le mercredi 9 octobre, France 2 propose Inès et Yvan, l’amour sur un fil (2023) d’Alexandre Castagnetti, une comédie romantique et sociale portée par un duo inédit, Shemss Audat et Bruno Debrandt. L’avis et la critique film de Bulles de Culture ainsi que notre interview de la comédienne.
Synopsis :
Ayant récemment perdu son emploi, Inès (Shemss Audat) est contrainte de quitter Paris pour emménager chez sa sœur (Cécile Rebboah), à Mouellade-sur-Mer en Charente, le temps de se refaire. A contre cœur, elle postule à un emploi d’hôtesse d’accueil dans une société textile de la région. Mais lors de son premier jour chez Charente Filatures, elle est prise pour la nouvelle DG parisienne parachutée sur le site pour mettre en œuvre un plan social…
Inès et Yvan, l’amour sur un fil : coup de foudre en Charentes

Avec un tournage en Nouvelle Aquitaine, un scénario de Yaël Berdugo et Nathalie Levy-Lang, une image de Fabrice Sébille, des décors de Myrtille Bivaud, des costumes d’Isabelle “Zab” Ntakabanyura, un montage de Jessica Allard, une musique originale de Fred Avril — plus la chanson What Do You Want (Black Joy Remix) — et une réalisation d’Alexandre Castagnetti, Inès et Yvan, l’amour sur un fil n’est ni un téléfilm policier ni un drame pour une fois, mais une comédie romantique et sociale.
Obligée de quitter Paris pour se renflouer financièrement, Inès (Shemss Audat) doit aller vivre chez sa sœur (Cécile Rebboah), dans un bled fictif de Charentes, Mouellade-sur-Mer, et postuler à un poste d’hôtesse d’accueil dans une société de textile. Et si sa première rencontre avec le patron et fondateur de l’entreprise, Yvan (Bruno Debrandt), se passe mal et ne présage rien de bon pour la suite, son entretien d’embauche prend une tournure inattendue quand à la faveur d’un quiproquo, Yvan ainsi que son directeur financier (Nicolas Grandhomme) et sa cheffe d’atelier (Nathalie Cerda) prennent la nouvelle directrice générale qu’ils attendaient.
Or, loin de mettre fin à la méprise, la pétillante et intrépide Inès décide de se faire passer quelques temps pour ce qu’elle n’est pas afin d’encaisser le gros chèque de l’absente et rembourser ainsi, discrètement, ses dettes. Évidemment, confrontée rapidement à la réalité sociale de l’entreprise en faillite, elle va peu à peu se prendre au jeu d’être la DG et impulser une nouvelle dynamique à l’entreprise, ce qui la rapprochera irrésistiblement à Yvan, le patron originel des lieux, un homme bourru en apparence mais profondément humain.
6 questions à la comédienne Shemss Audat : “Je suis très heureuse qu’on me propose beaucoup plus de rôles solaires et virevoltants”

Vue notamment dans le feuilleton Un si grand soleil, les téléfilms Mortelles calanques et Furieuse ou encore les séries Engrenages et Aïcha, la comédienne Shemss Audat incarne l’optimiste et combattante Inès dans le téléfilm Inès et Yvan, l’amour sur un fil. Interview Bulles de Culture.
Bulles de Culture : Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette fiction ?
Shemss Audat : C’est le personnage d’Inès que je trouve très intéressant parce qu’au départ, on a l’impression qu’elle n’a que des préoccupations un peu égoïstes et centrée sur elle-même, mais très rapidement, elle est rattrapée par la réalité de l’usine, par sa réalité sociale et par cette chape de plomb qui pèse à la fois sur le premier directeur de cette usine [NDLR : le personnage interprété par Bruno Debrandt], qui vient de se faire racheter sa société par une grosse boîte, et sur les employé.e.s. Ce volet social m’a tout de suite parlé de par mon engagement humaniste d’une manière générale.
Ce que j’aime aussi beaucoup chez chez Inès, c’est qu’elle ne se laisse pas aller au pessimisme. C’est un personnage éminemment positif, optimiste et qui refuse de se laisser broyer par le système. Elle décide de se battre pour l’ensemble des employés, alors qu’au départ, elle n’est que parce qu’elle est endettée et qu’elle a profité d’un quiproquo qui l’a dépassée complètement.
Bulles de Culture : Comment avez-vous travaillé la relation que vous tissez entre Inès et Yvan avec votre partenaire Bruno Debrandt ?
Shemss Audat : On se connaissait déjà, on s’était rencontré sur la saison 3 de la série Engrenages. On a donc eu très facilement une complicité sur le tournage. Bruno Debrandt a facilement le côté loup solitaire et ours mal léché dans son attitude, son regard, sa voix… donc il incarnait tout de suite un Yvan plus que crédible.
Et Inès, je suis très heureuse que depuis Un si grand soleil et Mortelles calanques, on me propose beaucoup plus de rôles solaires et virevoltants parce qu’au début, j’ai eu des rôles plutôt sombres et c’est quand même sympa de camper des personnages qui sont plein d’énergie, optimistes… ce qui peut-être me correspond davantage.
Bulles de Culture : Y a-t-il beaucoup de vous dans ce personnage ?
Shemss Audat : Oui, il y a pas mal de moi dans Inès. Je n’ai pas eu besoin de me travestir beaucoup pour l’incarner. Comme elle, je suis tête brûlée et éminemment optimiste. Que ce soit dans ma famille, dans mes amitiés et mes projets, je suis moteur, j’aime entreprendre.
“Une belle complicité entre Bruno Debrandt et moi”
Bulles de Culture : Aviez-vous des connaissances dans la confection de textile ?
Shemss Audat : Absolument aucune (rires). A part repriser mes vêtements de temps en temps, ça ne fait pas partie de mes aptitudes et connaissances. D’ailleurs, les deux journées de tournage de ces scènes n’ont pas eu lieu dans une usine mais dans une école de confection.
Bulles de Culture : Y a-t-il eu des scènes particulières à jouer ?
Shemss Audat : C’est marrant parce que ce ne sont pas forcément les scènes qu’on redoute le plus qui sont les plus compliquées. Par exemple, la scène où je m’introduis dans le bureau d’Yvan pour envoyer un mail, répondre au téléphone quand la boîte appelle pour dire qu’elle va envoyer quelqu’un… J’ai adoré tourner ce moment-là, mais il est plein de petites actions, de mouvements de caméra, de gestes et de placements sans partenaire ni dialogues qui font qu’elle elle était plus complexe à jouer qu’elle ne le paraissait.
Il y a aussi la première scène d’entretien d’embauche que j’ai aussi pris beaucoup de plaisir à jouer. Ce qui était compliqué, c’était que mes réponses, en tant qu’Inès postulant, en tout innocence, au poste d’hôtesse d’accueil, devaient être perçus par les autres comme des piques d’une DG qui est là pour appliquer un plan social et virer tout le monde.
Bulles de Culture : Une dernière anecdote de tournage…
Shemss Audat : C’est pour la dernière scène finale qui se prolonge dans le générique…
D’ailleurs, toutes les scènes amoureuses et de rapprochements ont eu lieu la première semaine de tournage parce qu’on a tourné la plupart des extérieurs en Charente puis le reste en région parisienne. Donc tout de suite, on a été dans le trouble, le sensuel, les rapprochements physiques, les scènes de baisers… alors très vite, on s’est décoincé, on a eu confiance l’un dans l’autre et tout le reste a pu rouler.
En plus, le fait d’avoir tourné ces scènes dès le début a permis de laisser une petite empreinte en Bruno et moi qui a pu ensuite transparaître lors du trouble qui naît entre Inès et Yvan.
Notre avis ?
Certes, le téléfilm Inès et Yvan, l’amour sur un fil dévide une intrigue romantique cousue d’un joli fil blanc et qu’elle manque d’un ancrage social un peu plus consistant, mais son séduisant casting, son récit léger et ses personnages attachants en font une fiction divertissante, drôle et touchante, qui change des sempiternelles fictions télé policières et dramatiques.
Secrets de tournage, anecdotes : le saviez-vous ?
- Le tournage a eu lieu du 2 au 6 octobre 2023 dans le département de la Charentes (Château d’Oléron, Ronce-les-Bains, La Tremblade) et du 9 au 30 octobre en région parisienne (Emerainville).
- La distribution comprend aussi François Pérache et Cyril Couton.
En savoir plus :
- Inès et Yvan, l’amour sur un fil est diffusé sur France 2 le mercredi 9 octobre 2024 à 21h05
- Le téléfilm est proposé en streaming et en replay sur France.tv
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