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Crédit  Adèle Prieur

Solàn Machado-Graner : l’enfant du « Bojangles » à la croisée des rêves

À peine adolescent, le jeune acteur Solàn Machado-Graner a déjà traversé de multiples univers cinématographiques : du film En attendant Bojangles à la télévision, il se mesure aujourd’hui à deux sorties consécutives en novembre — Les rêveurs d’Isabelle Carré et Dossier 137 de Dominik Moll. Une trajectoire rare, à l’aube d’un destin à suivre.

Solàn Machado-Graner entre en maturité

On l’a découvert — et surpris — dans En attendant Bojangles, aux côtés de Virginie Efira et Romain Duris, incarnant Gary, le fils à la fois spectateur et complice de la fantaisie tragique de ses parents. Le film, adaptation du roman d’Olivier Bourdeaut, a offert à Solàn Machado-Graner un rôle d’une grande délicatesse : l’enfant-conteur silencieux, oscillant entre émerveillement et angoisse.

Depuis, jeune et discret, il n’a cessé de bâtir son chemin — alternant petit écran, doublage et rôles secondaires — avec une humilité qui intrigue. Il figure au générique de Ce que Pauline ne vous dit pas (2022) et de Le Choix (2024). Il a aussi prêté sa voix dans des films d’animation comme Petit Panda en Afrique. 

Mais c’est en novembre prochain que le jeune acteur fait son « vrai » pari : deux films sortant à une semaine d’intervalle. Les rêveurs, adaptation par Isabelle Carré de son propre roman, le mettra dans un contexte intime, presque introspectif. Puis Dossier 137, film de Dominik Moll, promet un virage dramatique, interprétant le fils du personnage de Léa Drucker— un registre plus tendu, plus frontal, idéal pour tester l’ampleur de son jeu.

Cette double exposition marque un moment charnière : passé l’enfance, l’adolescence commence, avec ses doutes, ses tensions. Solàn Machado-Graner semble choisir de ne pas rester « le garçon de Bojangles » mais de s’en détacher, d’explorer, de risquer.

Antoine Corte

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