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Festival Deauville 2022 jour 4

Deauville 2022 / « War Pony » et « Scrap »

Deauville 2022, jour 4 avec la présentation en compétition du Festival du cinéma américain : War Pony de Gina Gammell, Riley Keough, caméra d’or au Festival de Cannes 2022 et Scrap de Vivian Kerr.

Deauville 2022, compétition : War Pony

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Matho, 12 ans, et Bill, 23 ans, vivent dans la réserve amé­rin­dienne de Pine Ridge. Le plus jeune souhaite rapidement devenir un homme. Il va prendre des décisions impulsives qui vont le dépasser. Bill souhaite accéder au rêve américain. Il accepte de travailler pour un riche notable du coin pour tenter de joindre les deux bouts.

Caméra d’or au Festival de Cannes 2022, War Pony est une immersion en Dakota du Sud au sein d’une communauté oubliée qui ne peut compter que sur elle-même pour assurer sa survie. Travaillant avec David Robert Mitchell et Andrea Arnold, la co-réalisatrice Riley Keough s’est inspirée de leur travail sur la vision de l’humain pour donner corps à ses personnages marginalisés.

Le film rend hommage à cette communauté oubliée qui doit se relever après avoir subi les massacres de la civilisation contemporaine. Si la caméra des deux réalisatrices réussit parfaitement à dresser deux portraits convaincants, les ressorts dramatiques manquent cependant de consistance avec énormément de prévisibilité.

Deauville 2022, compétition : Scrap

Pour sa première réalisation, la réalisatrice Vivian Kerr s’attaque à un film social aux multiples thématiques, reflet d’une société moderne qui déborde de problématiques existentielles. Beth vit dans sa voiture depuis la perte de son emploi. Cette jeune mère célibataire a confié la garde de son enfant à son frère ainé Ben, qui essaye lui même de fonder une famille avec sa compagne.

Scrap évoque en premier lieu la précarité d’une jeune femme blanche, dont la situation familiale laissait penser qu’elle serait à l’abri du besoin. D’autres thèmes subalternes immergent tels que le besoin d’évoluer dans sa vie ou celui des relations entre fratrie.  Ben a un fort désir d’enfant mais doit accepter que le couple qu’il forme ne peut en avoir naturellement. Tandis que Beth se bloque dans une situation d’échec depuis son accouchement, l’ayant amené directement à la rue.

Scrap est cette chronique américaine à la Woody Allen qui évoque avec légèreté et humour de sujets compliqués. Il manque cependant à cette tragi-comédie une audace que l’on ne retrouve ni dans la mise en scène très scolaire, ni dans le scénario filant tout droit vers un happy end convenu.

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Antoine Corte

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