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© Moonlight Distribution

Critique / “Cléo, Melvil et moi” (2022) d’Arnaud Viard

Cléo, Melvil et moi est une autofiction imaginée par le réalisateur Arnaud Viard pendant le confinement alors qu’il était seul chez lui à garder ses enfants. La critique et l’avis film de Bulles de Culture de cette pause poétique enchantée. 

Synopsis :

A Paris, dans la stupeur du premier confinement, Arnaud (Arnaud Viard), séparé d’Isabelle (Romane Bohringer) et papa de Cléo et Melvil, va profiter de cette parenthèse pour prendre soin de ses enfants et faire le point sur sa vie, ce qui le conduit aux souvenirs mais aussi à l’avenir… L’avenir, c’est peut-être Marianne (Marianne Denicourt), la pharmacienne du quartier. Ses yeux sont verts, et derrière la vitre en plexiglas, une attirance va naître.

Cléo, Melvil et moi : une œuvre romantique

Arnaud Viard se raconte dans Cléo, Melvil et moi, oscillant entre le récit autobiographique et la fable amoureuse. Lorsque Emmanuel Macron annonce le début du confinement en 2020, le cinéaste de 55 ans vient tout juste de se séparer de sa femme et doit se partager avec elle la garde de ses enfants. Le cinéaste a d’ailleurs tenu à ce que ces derniers interprètent leur propre rôle dans son œuvre.

Arnaud Viard profite de ce temps de recueillement pour faire un bilan sur sa vie, entre souvenirs d’une enfance heureuse avec des parents aujourd’hui décédés et introspection intime se transformant parfois en autocritique.

L’auteur insiste en effet à plusieurs reprises sur son côté cigale, incapable d’économiser le moindre centime et toujours à quémander de l’argent non sans une certaine honte.

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© Moonlight Distribution

Cléo, Melvil et moi est également une œuvre romantique dans laquelle on assiste à la naissance d’une nouvelle idylle pour le réalisateur après la destruction de son ancien couple. Laissant plané la confusion entre réalité et fiction, le cinéaste donne à ses personnages le même nom que ses acteurs. Arnaud tombe donc amoureux de Marianne, nouvelle pharmacienne du quartier.

A l’écran, Marianne Denicourt est radieuse grâce à une interprétation pudique qui rappelle ses débuts dans les films d’Arnaud Desplechin. L’image du film en noir et blanc donne un côté désuet à ce Paris mutique qui s’anime avec la présence de passages musicaux tournés à la manière d’un musical post-guerre. Le rythme du film réussit par ailleurs à faire rejaillir cette ambiance immobile si particulière du confinement de 2020.

Notre avis ?

Ces 1h15 hors temps dans la tête d’Arnaud Viard sont au final agréable grâce à un film qui irradie par sa positivité.

En savoir plus :

Antoine Corte

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