Avec des chefs-d’œuvre et des réalisations nettement moins marquantes à son actif, Ridley Scott est sans conteste l’un des réalisateurs majeurs d’Hollywood. Son 30e film, The Dog Stars, est l’adaptation du livre éponyme de Peter Heller, publié en 2012. Une adaptation pour le meilleur ou pour le pire ? Avis et critique de Bulles de Culture.
Synopsis :
Dans un monde postapocalyptique sans foi ni loi, Hig (Jacob Elordi), un jeune pilote, s’est constitué un foyer protégé mais isolé avec l’aide de Bangley (Josh Brolin), un militaire survivaliste.
Un jour, une mystérieuse transmission radio le pousse à s’aventurer aux frontières de l’inconnu, à la recherche d’un ultime espoir…
The Dog Stars : contempler Jacob Elordi
Quand on fait l’expérience de ne pas lire les revues de presse avant d’aller voir un film, quand on ne connaît pas le livre de Peter Heller, c’est essentiellement tout ce qu’on a à faire au début du film The Dog Stars : contempler Jacob Elordi.
Quand on est fan de la nouvelle coqueluche des jeunes filles, ce doit être plaisant car sinon, en terme de décor postapocalyptique, on va dire que le trait n’est pas bien forcé. Cela fait donc de lui l’élément le plus accrocheur à l’écran. Lui et le chien qu’il n’arrête pas d’interpeller, et auquel on ne va pas vraiment s’attacher car — pardon par avance aux amis de feue Brigitte Bardot ! — il n’est pas particulièrement remarquable. Tout comme la manifestation de l’affection qu’on lui porte.
Puis quand survient le premier sursaut d’action, on regarde sa montre : seules 10 minutes de film se sont écoulées. On aurait pensé plus !
On ingère petit à petit le contexte et on est approvisionné en oxygène par les apparitions de Josh Brolin. Toujours efficace, il apporte sa bougonnerie, un attachement qui s’ignore et cette touche d’humour inattendue mais bienvenue. Et c’est à peu près tout ce qui se passe…
La patte du génie
Outre ces moments contemplatifs, c’est dans l’action qu’on retrouve le réalisateur de La Chute du Faucon noir au sommet de son savoir-faire. Que ce soit lors de l’attaque subite de Bangley (Josh Brolin), de celle menée par les Indiens, ou surtout pendant cette séquence très Twin Peaks — ou American Horror Story, selon votre génération — portée par la toujours excellente Allison Janney. Dans celle-ci, la photographie d’Erik Messerschmidt délaisse ses contours mous et ses teintes délavées pour arborer des univers bien plus affirmés. On ressent même mieux l’instant lorsque celui-ci est exprimé par ce cher Jacob Elordi…
La conclusion de The Dog Stars met le doigt sur des valeurs que le film tente de distiller tout au long du récit, à avoir (interprétation tout à fait personnelle) : le désir de vivre et les choses les plus simples feront survivre l’humanité en toutes circonstances.
Mais cela devait-il forcément s’incarner dans un décor digne de La Petite Maison dans la prairie, avec des costumes dont la fraîcheur Soupline vient presque nous taquiner nos narines à travers l’écran ? La question mérite d’être posée.
On en revient donc à la difficulté d’adapter un roman, quand il s’agit de retranscrire à l’écran ce que des milliers de lecteurs ont façonné dans leur seule imagination. Par son statut, Ridley Scott a vu de la matière dans l’oeuvre de Peter Heller. Et son expérience peut donner cette impression de facilité qui fait la marque des grands. Mais peut-on parler de réussite pour autant?
A l’instar du second Gladiator, on peut dire que si on l’a connu plus inspiré, il reste indéniable qu’il a gagné le droit de faire des films comme il l’entend.
Notre avis ?
The Dog Stars est séduira surtout les afficionados de Ridley Scott… et de Jacob Elordi !
En savoir plus : sortie cinéma
- Date de sortie France: 26/08/2026
- Distribution France : The Walt Disney Company France
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