Film présenté dans le cadre du Festival international du film de Toronto 2025, La Fille Condor d’Álvaro Olmos Torrico magnifie les gestes de ses personnages, aidé par une bande originale surprenante. Cette œuvre bolivienne vient de sortir dans les salles françaises en cette fin d’été. L’avis et la critique de Bulles de Culture.
Synopsis :
Clara (Marisol Vallejos Montaño) est une doula quechua qui chante pour apaiser la douleur des femmes enceintes. Sa mère Ana (María Magdalena Sanizo), sage-femme chevronnée, considère ce don comme un miracle. Influencée par une amie, et après une dispute avec sa mère, la jeune femme décide de partir pour la grande ville. Depuis la communauté subit la mort mystérieuse d’animaux et des récoltes, les villageois attribuent cette punition au départ de Clara. Sa mère décide de la retrouver.
La Fille Condor : dans la magie des Andes boliviennes
Tourné en quechua (une famille de langues amérindiennes d’Amérique du Sud) et espagnol, le film La Fille Condor est visible en France depuis le mercredi 19 août 2026.
Au cours d’un voyage à travers les montagnes, au cœur des Andes boliviennes, le réalisateur Álvaro Olmos Torrico a rencontré une sage-femme quechua, et tout est parti de là. Elle était présentée comme la dernière dans la région, ce qui a profondément retenu son attention.
Des visites et des discussions, principalement par des regards et des expressions, plus tard, et l’idée du film était née : la prise de conscience du rôle vital que jouent les sages-femmes traditionnelles dans les cycles de naissances des communautés autochtones (notamment en chantant). Un parcours de recherche de reconnexion avec la terre. Certaines cultures ont conservé une relation à la terre que nos sociétés ont largement dissociée du corps et du sacré.
La Fille Condor a été tourné dans la même communauté où vivait cette sage-femme, au milieu des mêmes montagnes et des mêmes sentiers qu’elle avait l’habitude d’emprunter.
Un film poétique et sensible
Tourner les pages du livre de l’histoire de ce peuple d’autochtones permet d’emblée au réalisateur Álvaro Olmos Torrico de proposer un long-métrage sensible. On y parle de la naissance comme un lieu de passage, où la terre, le corps, la communauté, la mémoire et le chant se rencontrent.
Dans certaines communautés andines, les pratiques autour de la naissance ne sont pas nécessairement séparées en domaines que nous appellerions médical, spirituel, social ou symbolique : tout cela peut participer d’un même tissu de relations. C’est un cercle. Et en magie, on parle aussi de cercle. Il y a donc de la magie dans La Fille Condor.
Notre avis ?
Histoire riche et enrichissante sur le temps, les regards, le bruit et le silence, sur la campagne et la ville, sur la vie et la mort, La Fille Condor touche en plein cœur et prouve qu’on peut réaliser un film lent sans ennuyer. Les qualités de cette oeuvre sont aussi à pointer du côté de la technique, avec des lumières irréprochables et une bande originale électro inattendue.
En savoir plus : sortie cinéma
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- Date de sortie France : 19/08/2026
- Distribution France : Wayna Pitch
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