La 75e édition de la Berlinale, clôturée le 22 février 2025, a confirmé son statut de laboratoire cinématographique où se croisent innovations formelles et urgences sociales. Sous la présidence du réalisateur Todd Haynes, le festival a récompensé des œuvres explorant les complexités de l’amour, les luttes contre l’autoritarisme et les récits portés par des femmes. Découvrez le palmarès.
Ours d’or Berlinale 2025 : “Dreams (Sex Love)” de Dag Johan Haugerud
Dag Johan Haugerud décroche l’Ours d’or de la Berlinale 2025 avec Dreams (Sex Love), troisième volet d’une trilogie initiée à Venise et Berlin. Le film suit une lycéenne de 17 ans dont l’amour pour sa professeure ébranle trois générations de femmes. Todd Haynes a salué une « méditation sur l’amour » portée par une « précision incroyable », mêlant ironie et universalité. Le film est attendu sur les écrans français le 2 juillet 2025.
Les autres prix du palmarès Berlinale 2025
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Grand Prix du Jury : The Blue Trail de Gabriel Mascaro (Brésil). Ce film dystopique dépeint une société où les personnes âgées sont reléguées dans des colonies isolées, offrant une critique poétique et anti-âgiste des régimes autoritaires.
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Prix du Jury : El Mensaje d’Iván Fund (Argentine). Ce road movie intimiste suit une jeune fille capable de communiquer avec les animaux, tout en dénonçant la précarité culturelle en Argentine.
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Meilleure Réalisation : Huo Meng pour Living the Land (Chine), un drame familial ancré dans les transformations socio-économiques des années 1990.
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Meilleure Interprétation Principale : Rose Byrne dans If I Had Legs I’d Kick You (États-Unis), pour son rôle d’une mère au bord de l’effondrement.
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Meilleure Interprétation Secondaire : Andrew Scott dans Blue Moon de Richard Linklater, où il incarne le compositeur Richard Rodgers avec subtilité.
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Meilleur Scénario : Radu Jude pour Kontinental ’25 (Roumanie), une satire sur les effets déshumanisants du techno-capitalisme.
- Meilleure contribution artistique : La Française Lucile Hadžihalilovic, primée pour La Tour de glace, réinterprète La Reine des neiges d’Andersen en métaphore des rigidités genrées, avec Marion Cotillard en héroïne glaciale.
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Prix du Meilleur Documentaire : Holding Liat de Brandon Kramer, un film retraçant le parcours d’un père face à la capture de sa fille lors d’un conflit israélo-palestinien.
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Ours d’or du court métrage : Lloyd Wong, Unfinished de Lesley Loksi Chan, une exploration artistique et personnelle autour du sida dans les années 1990.
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