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pamela anderson sag awards the last showgirls
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Pamela Anderson, vers une consécration aux SAG Awards 2025 pour “The Last Showgirl” ?

Dans un paysage cinématographique où les récits de résilience et de reconversion résonnent profondément, The Last Showgirl de Gia Coppola propulse Pamela Anderson dans une course serrée pour le trophée de la Meilleure actrice aux Screen Actors Guild (SAG) Awards. Partira-t-elle avec la récompense ce soir ? 

Portée par un rôle qui semble épouser les méandres de sa propre carrière, l’icône d’Alerte à Malibu incarne Shelly Gardner, une danseuse de revue confrontée à l’obsolescence de son art. Entre reconnaissance critique et concurrence féroce, son parcours vers les SAG Awards symbolise bien plus qu’une simple nomination: un renaissance artistique.

Un rôle entre fiction et réalité

L’actrice a confié au média Backstage avoir puisé dans son vécu pour façonner le personnage, notamment grâce à des techniques d’acting enseignées par la coach Ivana Chubbuck : « J’ai pu y mettre mon vécu, mes journaux intimes, mes substitutions émotionnelles », explique-t-elle, évoquant une forme de catharsis artistique. Cette approche méthodique, combinée à un tournage intensif, a permis à Pamela Anderson de transcender son image médiatique pour révéler une profondeur dramatique inédite.

La concurrence d’une autre actrice sur le retour : Demi Moore

Cette année, la compétition pour le prix de la Meilleur actrice s’annonce particulièrement discutée.  Portée par un récit similaire de « comeback », Demi Moore est en embuscade avec son rôle dans The Substance. Elle y incarne une femme confrontée à la peur de veillir, un rôle transformateur qui lui a valu le Golden Globe plus tôt cette année. Son discours émouvant lors de la cérémonie a galvanisé les soutiens, mais certains critiques estiment que sa performance, bien que puissante, manque de l’éclat spectaculaire souvent prisé par les votants.

Les chances de Pamela Anderson

Les SAG Awards, votés par les acteurs eux-mêmes, récompensent souvent des performances incarnant des luttes professionnelles ou personnelles. Shelly Gardner, ballottée entre l’orgueil et le désespoir, incarne une réalité cruelle pour nombre d’artistes : la peur de l’obsolescence.

De plus, le soutien à Jamie Lee Curtis, également nommée en Meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation d’une ancienne showgirl devenue serveuse, pourrait profiter à Pamela Anderson. Les dynamiques de slate voting (vote pour plusieurs nominés d’un même film) ont parfois favorisé des duos.

Enfin, le récit médiatique entourant Anderson—une rédemption après des années dans l’oubli—joue en sa faveur. Son humilité face aux récompenses contraste avec l’agressivité des campagnes traditionnelles, séduisant peut-être des électeurs lassés des stratégies hollywoodiennes.

Les principaux obstacles

Le succès inattendu de Wicked, qui avec cinq nominations aux SAG, pourrait attirer les votes vers son interprète principale, Cynthia Erivo. Les acteurs votants, sensibles parfois aux comédies musicales, pourraient privilégier une performance chantée et dansée, perçue comme plus exigeante techniquement.

Enfin, l’absence de nomination aux Oscars pour Pamela Anderson—contrairement à ses co-nommées—pourrait affaiblir sa légitimité auprès de certains électeurs, bien que les SAG Awards aient historiquement honoré des performances ignorées par l’Académie, comme Emily Blunt pour Sans un bruit.

Verdict : une victoire symbolique, quel que soit le résultat

Réponse dans la nuit de dimanche 23 février sur Netflix afin de savoir si l’actrice repartira avec le trophée tant convoité.

Que Pamela Anderson remporte le SAG Award ou non, sa nomination consacre une renaissance artistique incontestable. À 57 ans, elle incarne une génération d’actrices longtemps reléguées aux rôles de faire-valoir, désormais propulsées par un renouveau.

Comme le souligne Jamie Lee Curtis, le film est « une ode à la résilience des femmes ». Cette résilience, Anderson l’a incarnée tant à l’écran que dans sa vie, transformant une nomination en plaidoyer pour la reconnaissance artistique tardive. Victorieuse ou non, elle a déjà redéfini son héritage, prouvant que les secondes chances n’ont pas d’âge.

Antoine Corte

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