L’art du crime saison 9 arrive dès ce soir sur France 2. L’occasion d’échanger avec le comédien Nicolas Gob, qui forme l’emblématique duo d’enquêteur.rice.s de la série avec l’actrice Éléonore Bernheim. Interview Bulles de Culture.
Synopsis épisode Mourir avec Cézanne :
Dans son atelier parisien, une professeure de dessin, grande admiratrice de Cézanne, est assassinée précisément au moment où son mari, artiste peintre, l’appelle depuis Aix-en-Provence, croyant enfin avoir trouvé le bon point de vue pour peindre la montagne Sainte-Victoire, sur les traces de son maître.
Le capitaine Antoine Verlay (Nicolas Gob) et l’historienne Florence Chassagne (Éléonore Bernheim) ne tardent pas à faire le rapprochement entre ce meurtre insolite et l’œuvre du célèbre artiste provençal…
Rencontre avec Nicolas Gob pour la série L’art du crime : “Les scénaristes nous connaissent à la virgule près”
Bulles de Culture : Comment vous sentez-vous à quelques heures de la diffusion de La saison 9 de L’art du Crime sur France 2 ?
Nicolas Gob : Je suis hyper heureux. Ça devient en fait une habitude. C’est une série qui nous transporte dans le kif, année après année.
Bulles de Culture : Que pensez-vous des nouvelles intrigues proposées ?
Nicolas Gob : Les auteurs redoublent d’efforts pour trouver de nouvelles enquêtes et de nouvelles intrigues incluant les sentiments de Florence Chassagne [NDLR : incarnée par Éléonore Bernheim] et de mon personnage Antoine Verlay.
Bulles de Culture : Avec toujours le “Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis”…
Nicolas Gob : C’est ça, on voit parfois que ça agace parce que les gens attendent vraiment cet ultime moment. Mais bon, c’est vrai qu’on joue un peu au chat et la souris avec ça. C’est même presque un peu le code de la série maintenant.
Bulles de Culture : En effet, et là, les auteurs et scénaristes n’hésitent pas à vous dédoubler..
Nicolas Gob : C’est super parce que les auteurs s’emploient à chaque fois pour trouver de nouvelles façons pour réunir le duo sans les réunir. L’art du crime est un laboratoire assez ouvert et c’est vraiment cool d’y jouer. On a vraiment l’occasion d’essayer, de rater, de recommencer et surtout de se marrer. On façonne une histoire mais dans une ambiance hyper safe et donc ça permet vraiment d’aller loin, de se planter et peut-être de devoir réajuster et tout. Mais bon, c’est vraiment un kif cette série !
Les scénaristes sont maîtres à bord de leur imagination, et ça devient un véritable exercice pour eux d’écrire beaucoup plus précisément pour nous parce qu’ils nous connaissent à la virgule près. Il y a des moments où il laisse libre cours à notre imagination, les scènes sont très construites et on voit les endroits où ils nous disent : “Amusez-vous et revenez dans le texte quand vous voulez”.
Bulles de Culture : Cette fois-ci, Les peintres Cézanne et Jacques-Louis David sont au cœur des deux intrigues.
Nicolas Gob : Oui, ça nous permet toujours de découvrir des artistes et même la façon dont ils apparaissent dans la série, c’est aussi une sorte de laboratoire. On cherche, on affine comment ils sont animés par l’esprit de Florence. Il y a une grande recherche par rapport à ça parce qu’au départ, c’était presque du fantomatique. Et puis finalement, c’est devenu une vraie relation qu’elle nourrit d’épisode en épisode avec les artistes, et ceux-ci deviennent hyper concrets.
Cézanne est exceptionnel. Alexandre Blazy donne vraiment corps à l’artiste. On a vraiment l’occasion de le voir presque vrai quoi. C’est assez étonnant.
“L’intro de la prochaine saison 10 est la plus stylée de la série”
Bulles de Culture : Que serait le duo de Florence/Antoine sans le commissaire Alexandre Pardo, joué par Benjamin Egner, et leur collègue Adèle Attias, incarnée par Salomé Partouche ?
Nicolas Gob : Le personnage du commissaire, joué magistralement par Benjamin Egner, est devenu aussi un personnage central. Il s’émancipe beaucoup sur cette fiction. Evidemment, Benjamin n’a pas eu besoin de la série pour être l’acteur qu’il est. Mais il s’amuse énormément, prend beaucoup de plaisir et va au fond des choses. C’est pour ça que le commissaire est aussi croustillant et drôle.
Quant à Salomé Partouche, qui interprète aussi brillamment Adèle, elle a pris, à bien des égards, une vraie liberté de ton et de jeu. Elle est beaucoup moins affirmée que Benjamin Egner, mais on voit l’actrice qui prend sa place au fil des saisons et qui lui permet de s’amuser aussi.
Bulles de Culture : Prêt pour une 10e saison ?
Nicolas Gob : Oui. D’ailleurs, j’ai lu les scénarios et je dois dire que c’est bien ficelé. Je pense que l’intro est la plus stylée depuis le début de la série. Voilà de quoi mettre l’eau à la bouche à tout le monde. J’ai hâte en avril de la tourner.
Bulles de Culture : Rendez-vous le lundi 23 février pour Mourir avec Cézanne et le lundi 2 mars pour Le serment de David. Qu’est-ce que vous pourriez dire à nos lecteur.rice.s ?
Nicolas Gob : On fait cette série pour eux et on espère qu’ils vont être devant leur poste et qu’ils seront à fond. C’est le but de notre métier. Qu’il ou elle regarde en famille, seul ou en amoureux, peu importe, et passe un bon moment.
En savoir plus :
- L’art du crime saison 9 (2 épisodes de 90 minutes) est diffusé sur France 2 les lundi 23 février et 2 mars 2026 à 21h10
- La série est proposée en streaming et replay gratuit sur France.tv
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