Dernière mise à jour : mai 20th, 2025 à 10:11 pm
La comédienne et désormais réalisatrice Joséphine Japy a fait couler les premières larmes du 78ème Festival de Cannes, à l’occasion de la présentation de son premier long métrage, Qui brille au combat, en séance spéciale. La critique et l’avis de Bulles de Culture
Inspirée de son histoire personnelle, la jeune cinéaste nous conte ici le parcours d’une famille confrontée à la maladie de leur plus jeune fille, souffrant d’un trouble génétique rare. Elle filme avec une tendresse infinie une mère qui tient debout malgré tout et contre tout (magnifiquement interprétée par Mélanie Laurent), un père qui doute et hésite à fuir, une enfant malade, fragile, mais néanmoins pleine de vie, et sa grande soeur, âgée de seulement 17 ans, mais déjà adulte tant elle se doit de faire preuve de responsabilité, de dévouement et d’amour envers sa cadette, tout en éprouvant néanmoins un fort désir d’émancipation et de liberté. Un personnage incarnée avec talent par la jeune et gracieuse Angelina Woreth,
Sans jamais verser dans un quelconque pathos, ce premier film est empreint d’une sensibilité, d’une douceur, d’une pudeur, d’une justesse, d’une délicatesse, d’une force, d’une émotion et d’une beauté qui vous touchent l’âme et le coeur. Bien que faisant preuve d’un réalisme brut pour ne rien occulter du handicap et de ce qu’il implique d’éprouvant pour l’entourage (la fatigue, la peur, la culpabilité, la tentation de renoncer), Josephine Japy démontre aussi son sens de la poésie, en mettant en scène un film toujours lumineux afin de mieux célébrer ce qui fait avancer cette famille, portée par un don de soi et un amour infini. On a déjà hâte de voir la réalisatrice remettre le couvercle pour un deuxième film.
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