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Critique / « Dalida : Mythe et mémoire » (2020): une analyse aboutie et passionnante sur la chanteuse

Fans intellectuels de Dalida, réjouissez-vous ! Vous avez de quoi vous offrir quelque chose pour les fêtes de fin d’année à l’occasion de la sortie d’un nouvel essai sur la chanteuse intemporelle : Dalida : Mythe et mémoire de Barbara Lebrun. Entre sociologie, philosophie et musicologie, la chercheuse analyse Dalida sur plus de 300 pages. Une lecture passionnante. L’avis et la critique livre de Bulles de Culture. 

Synopsis :

Inspiré des Cultural Studies (sciences de la culture), Dalida : Mythe et mémoire situe le vaste succès commercial de la chanteuse dans son contexte historique, musical et idéologique, et analyse l’ambivalence de ses nombreuses identités, de séductrice exotique à femme tragique, d’Orientale à disco queen.
En tant que star de la chanson, Dalida est un personnage musical et médiatique complexe, dont les accusations de ringardise, fréquentes de son vivant mais rares par la suite, signalent l’évolution des catégories de « variété commerciale » et de « bonne chanson » dans la culture contemporaine.
Aux fans de tous âges, ce livre offre un regard neuf sur les raisons d’un succès ; aux curieux, il explique la construction d’un mythe. Pour tous, il célèbre la riche carrière et la mémoire d’une chanteuse-caméléon.

Dalida : Mythe et mémoire : une redécouverte complète de l’artiste

Dalida est une artiste à plusieurs visages et ce nouveau livre — purement artistique — nous le montre encore. Après de nombreuses sorties de livre sur sa vie et son œuvre, Dalida est encore présente sur les étagères des libraires (ainsi que dans les bandes originales de film — voir plus bas) et les sciences de la culture (Cultural Studies) sont une excellente porte d’entrée pour comprendre l’influence d’un·e artiste sur son temps. 

Au fil d’un propos construit et référencé, la chercheuse Barbara Lebrun procède donc à une analyse de la musique sur le même plan que l’analyse des variables sociologiques des époques traversées par Dalida. Et quoi de plus normal puisqu’elle parle musique dans les universités ! En effet, maîtresse de conférences en French Cultural Studies à l’Université de Manchester depuis 2002, elle enseigne lors de ces cours la culture française contemporaine.

photo Barbara Lebrun auteure
© Barbara Lebrun

Dans son livre Dalida : Mythe et mémoire, Barbara Lebrun revendique d’emblée un certain pluralisme en insistant sur la possibilité d’une coexistence de définitions en apparence divergentes (approches historique, stratégique, communicationnelle, discursive, philosophique, etc.), mais qui, en réalité, sont de plus en plus vues au fil de ces dernières années, soit au fur et à mesure que le mythe Dalida s’est construit.

Chacun se l’est appropriée et la figure Dalida est bien plus élastique que certains esprits intellectuels limités veulent bien le voir — on y apprend notamment que la chanteuse Barbara lui avait avoué sur un plateau télé détester ce qu’elle faisait !

Nous sommes ici entre l’analyse interprétative et le système de références intellectuelles, ce qui est ultra passionnant. Dalida est démythifiée, son œuvre dépouillée à l’extrême (oserait-on écrire quasiment chanson par chanson ?).

Une artiste plurielle… d’hier et d’aujourd’hui

En résumé, en construisant des nœuds et en nous amenant à certains carrefours, cet ouvrage offre une analyse assez époustouflante et inédite sur la figure de Dalida, en tant qu’artiste-chanteuse existant dans un univers médiatique et une société (ou des sociétés ?) qui fut (furent) la (les) sienne(s). Il fournit une introduction efficace à un champ de recherch  arrivé en France dans les années 90 et et dont on regrette cependant que ses résultats ne soient pas, de manière générale, davantage mis à l’honneur dans des médias mainstream.

Le livre Dalida : Mythe et mémoire de Barbara Lebrun parvient à fixer une définition sur une artiste capable de s’adapter à une variété de cas, à l’image de ses différentes ritournelles, et donc sur la variété de son répertoire.

Parallèlement, Barbara Lebrun permet de dissocier plus précisément ce qui relève de l’art dit populaire et ce qui s’en éloigne en diversifiant les niveaux d’analyse. Surtout, elle brosse un véritable agenda de recherche pour les années à venir en invitant  à davantage d’attention et de précision dans l’étude des goûts du public et du système de valeurs qui les enferme. Alors pour ça, encore une fois, merci à Dalida !

Et preuve encore de son succès interplanétaire : son biopic cinéma de 2017 est actuellement projeté dans les salles de cinéma chinoises et Orlando, son frère, producteur et conseiller artistique, vient de réaliser un joli coup. Sa sœur se fraie en effet un chemin sur la bande originale du prochain James BondMourir peut attendre (2019), dont la sortie est reportée pour cause de pandémie mondiale du Covid-19. Le choix porté par la production du film sur le titre Dans la ville endormie vous convînt-il ?

En savoir plus :

  • Dalida : Mythe et mémoire, Barbara Lebrun, éditions Le mot et le reste, 17 septembre 2020, 346 pages (14.8×21 cm), à partir de 13.99 euros
  • Le titre Dans la ville endormie a été envoyé aux stations de radio et bénéficie d’une sortie vinyle (bleue) limitée à 1000 exemplaires chez Barclay
Luigi Lattuca
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4 Commentaires

  1. J’ai trouvé ce livre très mauvais l’auteur ne semble pas connaitre la véritable carrière de Dalida à travers le monde il y a beaucoup d’erreur même dans les dates c’est tellement facile de vouloir écrire un livre sur une si grande star quand on ne l a pas connu en utilisant des témoignages parfois pas crédibles c’est dommage je m’attendais à bien mieux l’auteur s’en rendra compte en fonction des ventes nous sommes beaucoup de fidèle de Dalida à le penser et je n’ose même aps imaginer ce qu’a du penser son frère il a du bien rire

  2. Jean Christophe Masse

    Très franchement comment une personne qui ce dit écrivaine peu écrire une biographie avec autant de mauvaises informations elle ne connait aps du tout la carrière de Dalida et se base sur des commentaires sur des personnes qui ne l’ont jamais vu ou suivi sur scène en plus il y a beaucoup d’erreur dans ce livre je ne suis pas persuadé que ça marchera bien pour ceux qui connaisse Dali ou que la suive comme moi depuis 1961

    • J’ai lu en partie ce livre sur Dali, mais je n’ai pas continué. J’ai aimé Dalida des l’âge de 7 ans j’en ai 70 et je l’aime plus que jamais et surtout je connais toute sa carrière,il y beaucoup d’erreurs sur tout ce que j’ai lu et abandonné sa lecture.J’irai peut être jusqu’a la fin de sa lecture un de ces jours!!!peut-être.

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