enfr
Sur Bulles de Culture, art, cinéma, littérature, musique, spectacles, télévision... chaque jour, la culture sort de sa bulle.
house of gucci critique affiche film 2021

Critique / « House of Gucci » (2021) : le luxe et le prestige en religion meurtrière

Dernière mise à jour : décembre 13th, 2021 at 06:18

Actuellement dans les salles obscures, le film House of Gucci de Ridley Scott fait un triomphe et rassure les gérants de cinémas (près de 40 millions de recettes aux USA en dix jours). Adapté du livre La Saga Gucci (2001) de Sara Gay Forden, il offre un casting cinq étoiles, avec Lady Gaga et Adam Driver en tête, plus une histoire qui mêle séduction, humour, émotion et ambition. L’avis et la critique film de Bulles de Culture. 

Synopsis :

La gestion de la célèbre marque de luxe italienne jusqu’à l’assassinat du petit-fils, Maurizio Gucci (Adam Driver) par son ex-femme, la roturière Patrizia Reggiani (Lady Gaga).

House of Gucci : consécration pour Lady Gaga

La consommation du luxe est une idée récurrente dans les questions politiques et religieuses. La différence entre « gens d’en haut » et « gens d’en bas », la richesse du Vatican… quelques exemples d’une liste non exhaustive.

Et pour l’Italienne Patrizia Reggiani, assoiffée de prestige, le luxe doit assurément s’insérer dans sa vie et devenir une religion.

Campée par la chanteuse Lady Gaga, laquelle n’a pas hésité à se teindre en brune pour le rôle, cette meurtrière, qui a défrayé la chronique en Italie, fut condamnée à 29 ans de prison en 1997 après avoir basculé dans le machiavélisme vénal. Elle sera libéré bientôt, dans environ cinq ans, grâce à sa « bonne conduite » en espace fermé.

House of Gucci- Lady Gaga critique avis photo
© Universal Pictures

L’affaire est connue, les médias le rappellent depuis la sortie du film : House of Gucci revient sur les motivations de Patrizia Reggiani dans le projet d’assassinant de l’héritier principal des Gucci, Maurizio campé par Adam Driver, aussi impeccable que Lady Gaga.

Forte du succès de A Star is Born, lequel a encore cartonné lors de sa première diffusion en clair sur TF1 le 21 novembre, la très célèbre interprète de Bad Romance porte le film sur ses épaules et réussit là où une autre popstar à qui on l’a si souvent comparée n’a jamais réussi : au cinéma.

Pour preuve, Lady Gaga peut déjà compter les nominations pour House of Gucci tant elles vont sans doute pleuvoir les unes après les autres. Ainsi, après les Hollywood Critics Associations Awards, ce sont les Washington DC Area Film Critics Association qui viennent de la placer dans la catégorie Meilleure actrice de leur édition 2022.

Sa première récompense lui a même déjà été décernée aux 87e New-York Films Critics Circle Awards, lesquels précisent qu’elle est la première artiste musicale à remporter ce trophée depuis la création de la cérémonie.

Et bientôt les Golden Globes et les Oscars !

Casting royal pour une mise en scène superbe

Le reste du casting n’est pas en reste puisque chaque acteur et actrice est d’une totale évidence dans le rôle qu’il ou elle interprète.

Les tics de langage propres à la ville de Milan, les traits d’humour, la manière de porter le casting… House of Gucci tient toutes ses promesses et ne couvre pas superficiellement la saga des Gucci.

A noter d’ailleurs que c’est sous son titre en V.O. que le livre de Sara Gay Forden est ressorti en France chez HarperCollins quelques jours avant la sortie du long-métrage.

House of Gucci- Adam Driver, Lady Gaga critique avis film
© Universal Pictures

C’est aussi le casting, composé d’Adam Driver, Lady Gaga, Al Pacino, Jeremy Irons, Jared Leto, Salma Hayek plus deux acteurs français, à savoir Camille Cottin et Mehdi Nebbou, qui permet de ne pas décrocher du film malgré sa durée impressionnante de 2h37.

Malgré cela, il est fort probable que vous ayez envie de revoir un jour House of Gucci tant les détails ont été soignés.

Et c’est d’autant plus admirable que les photos du tournage sont parues en 2021, cette même année où le montage fut prêt. Ridley Scott n’a eu besoin que d’une, voire deux prises, de chaque scène grâce à l’implication de ses immenses acteurs.

En 43 jours, tout était bouclé !

Et comme le souligne Jeremy Irons, il est plus facile de tourner un long-métrage avec plusieurs caméras qui capturent une scène sous tous les angles sans avoir besoin de re-re-retourner.

Un succès économique

Le public ne s’y est pas trompé. Lors du weekend de Thanksgiving, les Américain·es se sont précipité·es pour aller le voir et résultat et c’est 21,8 millions de dollars qui furent récoltés.

En France House of Gucci a dépassé d’une tête le nouveau Disney, Encanto, la fantastique famille Madrigal (2021), en se classant en tête du box-office dès son deuxième jour d’exploitation. Quelques jours plus tard, il s’est maintenu dans le peloton de tête, à la 3e place plus exactement, avec 241 933 entrées sur 401 copies pour son premier weekend.

Lady Gaga peut aussi se targuer de cartonner avec son second album de jazz réalisé avec la voix de Tony Bennett, Love for Sale, puisque 6.5 millions de téléspectateur·trices l’ont suivie sur MTV lors du retour de la célèbre émission célébrant l’acoustique, MTV Unplugged !

Notre avis ?

La mise en scène visuelle met en valeur les comédiens de House of Gucci autant que ceux-ci servent le film. Chacun·e est une évidence. En plus d’être un succès public, le film part favorablement dans la saison des récompenses bientôt ouverte aux États-Unis. A chaque plan, on a l’impression d’assister à un film qu’il ne fallait pas rater.

En savoir plus :

Luigi Lattuca
Follow me

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.