enfr
Informations
Sur Bulles de Culture, art, cinéma, littérature, musique, spectacles, télévision... chaque jour, la culture sort de sa bulle.
Cheyenne et Lola saison 1 affiche série télé

Critique / « Cheyenne et Lola » saison 1 : la nouvelle série très « Girl Power » d’OCS

Dernière mise à jour article : 29 mars 2021 à 00:48

Comment se défendre, s’en sortir et se réaliser en tant que femme dans un monde de cas sociaux ? C’est un peu ce qui émane de la toute nouvelle série événement produite par OCS Originals : Cheyenne et Lola. Après les coulisses du tournage, Bulles de Culture vous présente son avis et sa critique série emballée sur la saison 1 de cette partition oppressante en 8 épisodes.

Synopsis :

Sortie de prison depuis 3 mois, Cheyenne (Verlee Baetens), 35 ans, fait des ménages sur les ferries en attendant de partir au Brésil où elle compte s’établir comme tatoueuse. Née dans la région tout en bas de l’échelle sociale, elle assume la sinistre réputation de sa tribu comme on assume sa couleur de cheveux, encaisse les coups durs sans broncher, garde son calme dans les pires situations. C’est un fauve qui fait semblant d’être domptée pour avoir la paix.

Lola (Charlotte Le Bon), 27 ans, est une ravissante bulle de savon, très intelligente sous son air évanescent, égoïste et sans scrupule, qui vient de débarquer de Paris pour s’installer avec son amant. Elle va venir mettre un peu le bazar dans sa vie.

Suite à un événement dramatique, les deux filles décident de faire équipe. Pour le meilleur et le pire.

Cheyenne et Lola : quand les contraires s’attirent sur OCS

Cheyenne et Lola saison 1 image épisode série télé
© Lincoln TV / Orange Studio 2020

Après les succès des avant-premières des séries Laëtitia de Jean-Xavier de Lestrade et Moloch d’Arnaud Malherbe et Marion Festraëts, Series Mania Lille – Hauts-de-France a proposé, après une mise à l’honneur à Canneseries, le 5 novembre 2020 dans la grande métropole du Nord la série Cheyenne et Lola signée OCS dans un de ses cinémas UGC.

Partant du filon bien connu des protagonistes-contraires (tels Laurel et Hardy), la série Cheyenne et Lola est fondée sur une improbable rencontre dans le Nord de la France scellée dès les premières minutes par un crime.

L’une des deux filles, Lola, va en effet tuer quelqu’un mais on ne saura jamais si c’est par accident ou si elle l’a fait exprès.

Témoin involontaire de cet « accident », la seconde, Cheyenne, sait qu’elle risque d’être accusée du meurtre à cause de son casier. Elle est alors obligée de demander à un caïd de la région, Yannick, de faire disparaître le corps.

Une faveur qui va définitivement lancer la série et entrainer Cheyenne et Lola dans un très dangereux jeu de dupes au sein de la pègre locale. Tricher et faire attention de ne pas se faire prendre, tel sera désormais leur quotidien. Tout en bas de l’échelle sociale, les deux filles évoluent donc dans une série oppressante, plutôt noire, et bien ficelée.

Les rebondissements sont présents et le téléspectateur voit sa curiosité piquée au vif, voulant savoir si, à force de filouter, ces deux filles, assoiffées chacune à leur niveau de revanche, vont bien finir par « y arriver ».

Une série féministe

Cheyenne et Lola saison 1 image épisode série télé
© Lincoln TV / Orange Studio 2020

Car derrière ses aspects glauques de masculinité dominante, la série porte bel et bien un titre composé de deux prénoms féminins.

Dans un univers désarçonnant, dans des agglomérations urbaines où la vie semble s’être arrêtée à cause de la misère et de la pauvreté, Cheyenne et Lola voient leurs vies prendre un tournant, même si ce n’est pas de la meilleure des manières. Elles gagnent en détermination au fil des 8 pastilles proposées par OCS.

Et tout concourt à rendre crédible ces épisodes : les décors qui sont des personnages à part entière, les dialogues, la façon dont la caméra approche les acteurs et actrices, etc. La série est d’ailleurs écrite (et créée) par Virginie Brac, déjà derrière la saison 2 de Engrenages.

Notre avis ?

Cheyenne et Lola est une série étonnante car sous ses premiers aspects rigides, elle étend sa toile et permet presque à chaque personnage de jouer sa carte. Une solide réussite.

En savoir plus :

Luigi Lattuca
Follow me

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.