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Le Pharaon, le sauvage et la princesse photo film 2022
© Diaphana Distribution

Critique / « Le Pharaon, le Sauvage et la princesse » (2022) de Michel Ocelot

Le Pharaon, le Sauvage et la princesse est le nouveau film de Michel Ocelot depuis Dilili à Paris, sorti en 2018. Pour son dernier long métrage dans les salles le 19 octobre 2022, le maître de l’animation découpe sa narration en trois contes reprenant les thématiques chères au réalisateur. La critique et l’avis de Bulles de Culture. 

Synopsis :

3 contes, 3 époques, 3 univers : une épopée de l’Egypte antique, une légende médiévale de l’Auvergne, une fantaisie du XVIIIe siècle dans des costumes ottomans et des palais turcs, pour être emporté par des rêves contrastés, peuplés de dieux splendides, de tyrans révoltants, de justiciers réjouissants, d’amoureux astucieux, de princes et de princesses n’en faisant qu’à leur tête dans une explosion de couleur.

Le Pharaon, le Sauvage et la princesse : 3 contes formant une œuvre disparate

Michel Ocelot, spécialiste de l’animation, a l’habitude de s’attaquer à des projets d’envergure. Son précèdent film, Dilili à Paris, avait mis six années à se produire. Avec Le Pharaon, le Sauvage et la princesse, le metteur en scène s’atèle à un projet rapide autour de trois contes qu’il l’a particulièrement marqués. Le premier sur la thématique de l’Egypte antique lui a d’ailleurs été soufflé par le président-directeur du Louvre, Jean-Luc Martinez, à l’occasion de la préparation de l’exposition Pharaon des deux terres.

Difficile de ne pas analyser séparément les trois histoires qui sont chacun autonome. Dans le conte égyptien, les dessins montrent des personnages de profil pour imiter les fresques antiques. On passe ensuite à la technique de l’ombre chinoise pour accompagner le Sauvage dans ses péripéties. Enfin, Michel Ocelot choisit l’animation 3D pour incarner un prince déchu transformé en vendeur de beignets dans une Turquie luxuriante.

Le Pharaon, le sauvage et la princesse photo film 2022
© Diaphana Distribution

 

Toute la magie habituelle du savoir faire de Ocelot se retrouve dans cette œuvre mineure. Le metteur en scène en profite pour revenir sur ses thèmes de prédilection, déjà abordés dans le passé :  la quête d’une princesse pour le prince dans Princes et princesses (1999), l’importance de raconter des histoires dans Les Contes de la nuit (2011)…

Dépassant nos yeux d’enfants, on préfèrera néanmoins l’aspect historique du conte sur le pharaon ayant pour attrait de permettre d’en savoir davantage sur ces vrais rois du Soudan venus unifier l’Egypte.

Notre avis ?

Avec les trois contes que constituent Le Pharaon, le Sauvage et la princesse, il est difficile de trouver une totale harmonie dans ce film disparate. Néanmoins, on prend toujours plaisir à regarder les sublimes images de Michel Ocelot qui emportent dans d’autres contrées lointaines…très lointaines !

En savoir plus :

Antoine Corte

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