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[CRITIQUE] "Ablations" (2014), un seul organe vous manque et tout est dépeuplé 1 image

[CRITIQUE] « Ablations » (2014), un seul organe vous manque et tout est dépeuplé

Dernière mise à jour article : 7 septembre 2019 à 13:44

Le fait divers fait toujours autant recette au cinéma. C’est au tour du scénariste Benoît Délépine de s’en emparer en jouant avec le thème des vols d’organes, ici celui d’un rein, dans Ablations du réalisateur Arnold de Parscau.

Synopsis :

Pastor Cartalas (Denis Ménochet) se réveille dans un terrain vague, sans aucun souvenir de la veille, une cicatrice au bas du dos. Une ancienne maîtresse, Anna (Florence Thomassin), chirurgienne, lui apprend qu’on lui a volé un rein…

Ablations :
Un point de départ plutôt réjouissant

 

Point de départ plutôt réjouissant pour Ablations, surtout venant d’un auteur, Benoît Délépine (Mammuth, Le Grand soir), qui nous a habitué avec son complice Gustave Kervern de nous embarquer dans des univers vraiment décalés.

En plus, il s’agit du premier long métrage du réalisateur Arnold de Parscau, heureux gagnant du concours lancé par David Lynch qui proposait aux internautes de réaliser le clip officiel de sa chanson Good Day Today.

 

 

Toutes ces raisons ont fait que Ablations, on ne pouvait pas y couper 🙂

Le roc Denis Ménochet

 

Magnifique idée d’avoir pris ce solide roc qu’est Denis Ménochet (Inglourious Basterds, Les Adoptés) pour décrire cet homme qui peu à peu perd pied. Car, un rein volé, ça ne se voit pas de l’extérieur (une légère cicatrice si l’opération s’est bien passée) mais à l’intérieur, par contre, ça bouillonne.

Alors quand ce grand gaillard qu’est Pastor se réveille au bord d’une rivière un lendemain de cuite sans se rappeler de quoi que ce soit, on imagine le pire.

Une histoire qui tourne en rond

 

L’histoire fonctionne vraiment bien quand on reste sur les traces de Pastor à la recherche de ceux qui lui ont fait ça. L’intérêt décroît quand en montage alterné, nous suivons le couple, formé par l’ancien chirurgien Wortz (Philippe Nahon) et son allumée d’assistante (Yolande Moreau), que nous devinons à l’origine de ce qui est arrivé à Pastor.

Au lieu de devenir une sorte de quête amenant le personnage à se poser des questions sur lui-même, le film ralentit peu à peu son rythme pour s’intéresser davantage à la folie grandissante du personnage principal.

L’histoire commence alors à tourner en rond et finit par aboutir à une résolution où le protagoniste ne joue plus vraiment de rôle.

Un bon petit film de série B

 

Restent des situations à la fois étranges et amusantes comme la rencontre de Pastor avec un vétérinaire de zoo (Philippe Rebbot) pas très net et des plans irréels réussis comme cette séquence de dédoublement au bord d’une piscine. L’influence de Lynch n’est pas très loin.

Ablations est donc un bon petit film de série B, à voir pour son inquiétante étrangeté.

 

 

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 16/07/2014
  • Distribution France : Ad Vitam
Jean-Christophe Nurbel
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