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Cher image pochette album musique Dancing Queen

[Critique] « Dancing Queen » (2018) : Les mensonges de Cher

Cher, la reine de la voix électronique, revient avec un nouvel album : Dancing Queen. Pas de chansons originales en vue : elle a voulu « reprendre différemment » Abba. Une fausse annonce tant le disque, sans être mauvais, est convenu et reprend la modernité qu’avait donné les deux Mamma Mia ! au cinéma. L’avis et critique musique de Bulles de Culture.

Dancing Queen de Cher : la suite de Mamma Mia! Here We Go Again

Cher, reine de la danse ? Avec la jambe levée très haut ? Pas vraiment car elle ne souhaite pas imiter Madonna, ni se fouler niveau tournée. Mais ça, c’est pour plus tard. Parlons d’abord de la genèse du projet. Alors que Mamma Mia! Here We Go Again sortait en salles en juillet 2018, Cher a profité de la promo (car elle jouait un petit peu dedans) dans l’émission de télévision The Today Show aux Etats-Unis pour annoncer un projet sur le groupe suédois Abba : « Après avoir chanté Fernando, je me suis dit que ça serait vraiment amusant de faire un album entier avec des chansons d’Abba. Mais ce n’est pas ce que vous pensez être, surtout quand on pense à Abba. J’ai fait les choses de manière différente ». Nous devions donc être surpris, vous n’êtes pas d’accord ? Il fallait oublier les airs d’origine. A Bulles de Culture, on misait avec ce disque Dancing Queen sur un projet électro où Cher allait appliquer les recettes qui avaient fait de Believe un gros tube de l’année 1998, et de Cher une des premières artistes à user du vocoder (dispositif pour traiter et modifier la voix) quand elle chante.

Quarante petites minutes très propres

Le vocoder n’est pas très présent mais il arrive un peu avant la fin de ce court album Dancing Queen de 10 titres où Cher reprend plutôt des up-tempo sans forcément faire chauffer le dancefloor. Ah, c’était malin de balancer Gimme! Gimme! Gimme! comme premier extrait cet été. Très réussie, cette chanson permettait de nous rendre compte qu’à l’image du visage de la diva, ses cordes vocales ne semblent pas vouloir vieillir. Par contre, les autres 37 minutes nous font exactement penser aux réorchestrations du film Mamma Mia!, voire aux versions d’origine. Le rythme est le même.

L’artiste ne se mouille donc pas beaucoup pour le disque Dancing Queen qui la fait sortir de sa tanière après son dernier opus de chansons originales Closer To The Truth en 2013.

Pas de clip, pas de tournée européenne

Ci-dessus, une lyric vidéo, énième preuve de la folle implication de l’artiste dans ce projet finalement si facile et qui lui trottait pourtant dans la tête depuis que Mamma Mia! est à l’affiche à Broadway. Plaisir coupable idéal pour la rentrée, sachez que l’album Dancing Queen renferme tout de même une pépite : The Name Of The Game que Cher interprète tout simplement de manière parfaite !

Le disque Dancing Queen donne actuellement lieu à une tournée australienne et américaine de la star : Here We Go Again Tour. Seulement trois chansons de ce disque y sont pourtant présents… et plusieurs tableaux sont carrément repris de la tournée d’adieu mondiale de Cher en 2002, la bien nommée The Farewell Tour. Un recyclage qui laisse songeur… Nouveaux mensonges ? Mais après tout, pourquoi pas si les disques ne sont plus aussi nombreux et qu’en bonne cliente des shows de Las Vegas, Cher se contente de surfer sur son (glorieux) passé ? N’est finalement pas Madonna qui veut…

En savoir plus :

  • L’album Dancing Queen de Cher est sorti le 28 septembre 2018 chez Warner Bros.

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Luigi Lattuca

Rédacteur / Editor chez Bulles de Culture
Journaliste culturel fasciné par les comportements humains, aimant se retrouver défendant le ciné en solo et se délectant aussi de séries télé et d'essais percutants.

TOP 3 TV : "Desperate Housewives" (2004-2012), "Revenge" (2011-2015), "2 Broke Girls" (2011-...)
TOP 3 Cinéma : "Batman, le défi" (1992), "La Belle et la Bête" (1991), "8 Femmes" (2002)
TOP 3 Littérature : "Le bilan de l'intelligence" (1935) de Paul Valéry, "Robert des noms propres" (2002) d'Amélie Nothomb, "A nous deux, Paris !" (2012) de Benoît Duteurtre

Site personnel : Les caprices de Luigi

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