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[CRITIQUE] « Paradis Secret » (2016) de Jenifer

Après avoir quitté The Voice sur TF1, Jenifer s’est concentrée sur l’enregistrement d’un nouvel album, Paradis Secret, qu’elle défendra sur scène l’an prochain. Nous l’avons écouté avant sa sortie officielle le 28 octobre 2016. Notre avis. 

Paradis Secret est le 7ème opus de la belle brune si on compte le disque de reprises de France Gall, Ma Déclaration, sorti en juin 2013. Jenifer revient ici à des textes d’amour passionnés et on sent que ça la fait vibrer.

Jenifer,
amoureuse désabusée mais battante

 

Du côté des textes, on sent la chanteuse vivante même si elle semble régler quelques comptes (Aujourd’hui, Mourir dans tes yeux). Le côté mélancolique se mêle à sa voix pleine de force et de chaleur. Ce disque est donc la suite logique du précédent dédié entièrement à l’amour jusque dans son titre : L’amour et moi (septembre 2012).

Un disque mâture avec cordes et cuivres

 

Pour pérenniser son nouvel album, Jenifer a décidé de l’inscrire dans une mouvance années 60/70 comme elle l’a déclaré au Parisien lors d’un mini show-case.

 

 

La forme des chansons épouse les sons que Jenifer a souhaité. On entend des violes d’amour, des cordes, des tuyaux d’orgue pour donner de l’ampleur aux chansons. Paradis Secret respire, a de l’élan, de l’ampleur, bien que très court (33 minutes) et nous caresse la peau quand on passe à l’unique chanson corse de ce nouveau cru.

Pour ne pas trop décontenancer son public, la jurée de The Voice Kids (dont la finale de la 3ème année fut diffusée ce samedi 8 octobre 2016 sur TF1) n’a manifestement pas voulu se déchaîner plus. Ce sera peut-être pour le prochain opus…

Paradis secret se renouvelle dans la continuité

 

Ce qui compte est surtout l’effort de renouvellement car Paradis Secret laisse de côté l’électro pour revenir à l’organique et au son pop-rock que Jenifer adore partager avec le compositeur Da Silva depuis quatre ans.

Cette septième galette met l’accent sur la mélodie (facile à mémoriser pour la plupart des chansons), sur l’arrangement (souvent orchestral, avec une débauche d’instruments) ainsi que sur la voix et la personnalité de l’interprète.

Très sympa, dans le sillage populaire, sans être renversant.

 

En savoir plus :

Luigi Lattuca

Rédacteur / Editor chez Bulles de Culture
Journaliste culturel fasciné par les comportements humains, aimant se retrouver défendant le ciné en solo et se délectant aussi de séries télé et d'essais percutants.

TOP 3 TV : "Desperate Housewives" (2004-2012), "Revenge" (2011-2015), "2 Broke Girls" (2011-...)
TOP 3 Cinéma : "Batman, le défi" (1992), "La Belle et la Bête" (1991), "8 Femmes" (2002)
TOP 3 Littérature : "Le bilan de l'intelligence" (1935) de Paul Valéry, "Robert des noms propres" (2002) d'Amélie Nothomb, "A nous deux, Paris !" (2012) de Benoît Duteurtre

Site personnel : Les caprices de Luigi

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