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J'irai où tu iras affiche film critique avis Géraldine Nakache

Critique / « J’irai où tu iras » (2019) de Géraldine Nakache

J’irai où tu iras de Géraldine Nakache est en salles de cinéma depuis le 2 octobre 2019. La critique et l’avis film de Bulles de Culture sur ce long métrage qui signe les retrouvailles de la réalisatrice avec son acolyte Leïla Bekhti.

Synopsis :

Vali (Géraldine Nakache) et Mina (Leïla Bekhti) sont deux sœurs que tout oppose, éloignées par les épreuves de la vie. L’une est chanteuse, rêveuse et émotive. L’autre est thérapeute, distante et rationnelle. Leur père aimant (Patrick Timsit) finit par trouver l’occasion rêvée pour les rassembler le temps d’un week-end et tenter de les réconcilier : Vali a décroché une audition à Paris et c’est Mina qui va devoir l’y emmener malgré son mépris pour la passion de sa sœur.
C’est une histoire de retrouvailles, une histoire d’amour entre deux sœurs, l’histoire d’une famille qui s’aime mais qui ne sait plus se le dire.

J’irai où tu iras, retrouvailles calculées pour le duo Géraldine Nakache/Leïla Bekhti

Le duo Géraldine Nakache et Leïla Bekhti s’était rencontré sur le film Tout ce qui brille (2009). Véritable phénomène de société à l’époque, le film a permis aux deux filles de nouer une réelle amitié qui dépasse aujourd’hui l’écran. Ce couple d’actrices s’est ensuite retrouvée sur Nous York, toujours co-réalisé par Géraldine Nakache, pour un voyage initiatique avec leurs compagnons respectifs.

Pour J’irai où tu iras, Géraldine Nakache prend pour la première fois la caméra pour filmer seule un scénario qu’elle a elle-même écrit pour reformer le binôme des débuts. 

Il y a nécessairement un lien direct entre Tout ce qui brille et J’irai où tu iras, à commencer par leur inspiration musicale. A l’époque les jeunes filles ont entonné Drôle de vie de Véronique Sanson dans les rues de leur banlieue, faisant remonter par la même occasion ce titre en haut des charts. Désormais, Géraldine Nakache tient à rendre hommage à son idole, Céline Dion, en réinterprétant avec moins de candeur et de simplicité son mythique duo avec Jean-Jacques Goldman dès la première scène du film.

Les deux compères retrouvent également dans J’irai où tu iras leur complicité d’antan, se donnant la réplique de façon attendrissante dans le rôle de deux véritables soeurs. Patrick Timsit, nouveau venu dans la tribu Nakache, complète le casting dans le rôle d’un père touchant qui fait un doux lien entre la fratrie divisée. 

Cependant, J’irai où tu iras souffre d’un scénario trop peu abouti. Aux allures de comédie, les blagues sont poussives et répétitives, à l’image du gag récurrent du bluetooth défectueux dans l’habitacle de la voiture qui oblige les deux soeurs à crier pour que leur père les entende.

Au fil de l’histoire, cette ode légère, s’appuyant de façon trop grossière sur la mort de René Angélil, devient un drame trop excessif et construit mécaniquement. En revanche, il n’y a rien à redire sur l’interprétation de Leïla Bekhti dont la douleur sonne toujours très juste dans les moments de conflits avec sa soeur ainée.

Pas sûr par contre de suivre complètement Géraldine Nakache dans son périple qui est davantage un prétexte à retrouver le couple Leïla Bekhti/Géraldine Nakache dans sur J’irai où tu iras qu’à faire du bon cinéma.

En savoir plus  :

  • Date de sortie France : 02/10/2019
  • Distribution France : Mars Films
Antoine Corte

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