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Le Voleur de lumière d'Atkan Arym Kubat affiche film cinéma

[Critique] « Le Voleur de lumière » (2010) d’Atkan Arym Kubat

Dernière mise à jour article : 11 juillet 2019 à 22:56

Le Voleur de lumière (Svet-Ake) est un long métrage kirghize de et avec Atkan Arym Kubat. L’avis et la critique film de Bulles de Culture sur ce drame.

Synopsis :

On l’appelle Monsieur Lumière (Atkan Arym Kubat). Dans ce village perdu au milieu des montagnes Kirghizes, il entretient les lignes, trafique parfois les compteurs pour venir en aide aux plus démunis. Coeur ouvert et généreux, il écoute, conseille, conforte les peines et tempère les disputes conjugales. Il est en fait le dernier maillon d’un système totalitaire et devient celui qui fait le lien entre les problèmes géopolitiques du monde post-soviétique et les villageois oubliés par la civilisation moderne. Il ne leur apporte pas seulement l’électricité mais aussi la lumière de l’amour, de la vie et surtout du rire.

Le Voleur de lumière : un film plaisant sur une communauté méconnue

Situé en plein cœur de l’Asie Centrale, entre le Kazakhstan et la Chine, le Kirghizstan est indépendant de l’URSS depuis 1991 et connaît une succession de révolutions depuis : la « Révolution des Tulipes » qui a renversé le président autoritaire Askar Askaïe en 2005 et la violente révolte populaire de 2010 qui a chassé son tout aussi autoritaire successeur Kourmanbek Bakiev.

Dans ce contexte historique, Le Voleur de lumière raconte l’histoire de Monsieur Lumière (« Svet-ake » en langue kirghize), interprété par le réalisateur lui-même, électricien dans un village perdu au milieu des montagnes kirghizes. Rêvant de la construction d’éoliennes sur les montagnes pour alimenter toute la vallée, il va vite se retrouver confronter au monde puissant et corrompu de la ville.

Le Voleur de lumière est un film plaisant à voir, ne serait-ce que pour son côté presque documentaire d’une communauté kirghize peu connue, la plupart des figurants étant les habitants du village. Images magnifiques de paysages, de visages et de corps peu vus au cinéma. Si la méconnue langue kirghize nous guide à travers le récit de cet idéaliste Monsieur Lumière, la fin plutôt sèche du film déçoit quelque peu. Et même si le charme du film fonctionne, Le Voleur de lumière aurait gagné en force avec un scénario plus original.

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 02/03/2011
  • Distribution France : ZED
Jean-Christophe Nurbel
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