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[CRITIQUE] “Les Confessions” (2016) de Roberto Andò avec Toni Servillo et Daniel Auteuil

Présent dans notre liste des douze films européens à découvrir en salles en 2017, le long métrage franco-italien Les Confessions (Le confessioni) de Roberto Andò est une fable politique habile et drôle sur nos sociétés néo-libérales.

Synopsis :

Daniel Roché (Daniel Auteuil), directeur du FMI, organise un sommet du G8 avec les différents ministres de l’économie dans un hôtel en Allemagne. Ils s’apprêtent à adopter secrètement une mesure qui aura des conséquences dramatiques pour certains pays. Parallèlement, Daniel Roché invite une célèbre écrivaine (Connie Nielsen), une rock star (Yohan Heldenbergh) et un moine (Toni Servillo) pour fêter son anniversaire. Le week-end tourne au tragique lorsque le directeur du FMI est retrouvé mort dans sa chambre. On découvre vite qu’il s’est livré à des confessions avant de mourir. Un terrible climat de doute, de suspicion et de peur s’installe alors…

Un fable politique lucide et pleine d’humour

 

Le long métrage Les Confessions est une fable politique lucide et pleine d’humour sur ces sommets mondiaux où le sort de l’Humanité se décide par une poignée de personnes. Et dans ce huis-clos élitiste, l’un des membres de ce G8 a décidé d’inviter trois “civils” pour y fêter son anniversaire : “Nous privons le monde de l’espoir. Rendons-lui au moins les illusions”.

L’un d’entre eux est un moine chartreux (Toni Servillo), tout de blanc vêtu, qui fait son apparition au tout début du film derrière un groupe de femmes voilées. Et cet homme qui a fait vœu de silence (et non de mutisme) va jeter un regard spirituel, voire mystique, sur les dérives de cette élite. Aidé en cela par son hôte, le calculateur directeur du FMI (Daniel Auteuil), qui va se confesser à lui avant de mourir et par la curiosité et l’engagement militant d’une écrivaine de contes pour enfants (Connie Nielsen).

Les Confessions
ou le pouvoir du silence

 

Belle idée de l’auteur-réalisateur Roberto Andò et de son co-scénariste Angelo Pasquini d’avoir imaginé ce personnage silencieux (mais non muet) pour amener subtilement les langues à se délier et à afficher les accords et désaccords vis-à-vis de la politique internationale menée par cette élite politique et financière. Sans trahir le secret de la confession, il va ainsi profiter du vent de panique qui va souffler dans ce petit monde du G8 au sujet du secret que le directeur du FMI aurait pu lui confier dans le secret de la confession avant de mourir.

Et pour figurer les participants de ce G8, derrière Toni Servillo et Daniel Auteuil, les deux magnifiques têtes d’affiches du long métrage Les Confessions, la distribution est toute aussi internationale que son sujet avec la présence d’acteurs italiens (PierFrancesco Favino), français (Lambert Wilson), danois (Connie Nielsen), canadien (Marie-Josée Croze), allemand (Richard Sammel) et japonais (Togo Igawa).

Une habile critique
teintée d’un fort optimisme

 

Côté réalisation, le film Les Confessions pourra paraître un peu long et froid par le choix de distanciation adoptée par le réalisateur Roberto Andò. En effet, ce sont par des mouvements de caméra amples et fluides ainsi que par le décalage entre le blanc spirituel du moine et les sombres secrets de la plupart de ceux qui l’entourent que Roberto Andò va nous conter les coulisses de ces apprentis sorciers de l’économie mondiale.

Ainsi, le secret du personnage interprété par Daniel Auteuil ne sera pas totalement révélé et le moine interprété par Toni Servillo va traverser tout le film sans nous livrer le fond de sa pensée sur ce qui se trame dans ce lieu où se joue le destin du monde.

Mais si cette approche pourra en dérouter certains, il n’en reste pas moins que le long métrage Les Confessions est, en plus d’être une habile critique de nos sociétés gouvernés par les économistes, un conte politique teinté du fort optimisme qu’il suffit de vouloir pour pouvoir changer les choses.

 

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 25/01/2017
  • Distribution France : Bellissima Films
Jean-Christophe Nurbel
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Jean-Christophe Nurbel

Rédacteur en Chef / Editor in Chief chez Bulles de Culture
Accro aux films, aux pièces de théâtre, aux séries et à la culture en général, j'aime les œuvres qui me surprennent.

Top 3 Cinéma : "À bout de souffle" (1960), "Blade Runner" (1982), "Casablanca" (1942)
Top 3 TV : "Engrenages" (2005-...), "The Wire" (2002-2008), "Twin Peaks" (1990-1991)
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