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#VivaMexico2015 – Les Élues (2014), entre les mailles du filet

 

LasElegidas-afficheDécidément le cinéma mexicain foisonne de jeunes talents ! C’est au tour de David Pablos de nous faire frémir avec son palpitant Les Élues (Las Elegidas, 2014), sélectionné dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2015 et vu au Viva Mexico – Rencontres Cinématographiques.
    

Synopsis :

Sofia (Nancy Talamantes), 14 ans, découvre les joies des premiers émois et semble filer le parfait amour avec Ulises (Oscar Torres). Jusqu’au jour où Ulises la mène malgré lui dans un réseau de prostitution. S’apercevant tardivement de son erreur, il va désespérément tenter de l’en extraire.

     
La proie idéale
      

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© D.R.

 

Les Élues dévoile un trafic de prostituées sous un angle inattendu. Il y a d’abord la fraîcheur et l’innocence d’un premier amour naissant frappé en plein cœur. Ces « élues » sont victimes de leur flamme, d’une confiance trop vite accordée qu’elles vont payer le prix fort. Certaines se résignent sous la menace. D’autres, comme Sofia, se débattent jusqu’à se vider complètement de leur substance.  

Puis il y a cette petite entreprise familiale, masquée sous un jour complètement anodin. Dans la famille d’Ulises, on est mac de père en fils et on se joue des sentiments des jeunes filles pour les harponner. Aucun espoir d’échapper à ce réseau sordide et machiavélique, la police est évidemment corrompue et les voisins ferment les yeux.

Et enfin un bourreau pris à son propre piège. Ulises est un adolescent inconscient embrigadé par sa famille. Il se démène tant bien que mal avec sa conscience et ses sentiments qu’il ne parvient pas à réprimer. Ce vilain petit canard se révèle touchant et lui aussi victime d’un père tout-puissant bien décidé à le faire entrer dans le moule.
     

D’une beauté qui fait froid dans le dos !
    

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© D.R.

 

A l’origine du scénario, une nouvelle éponyme rédigée par l’écrivain Jorge Volpi s’inspirant de faits réels. Reprenant l’histoire à son compte, David Pablos aborde cette réalité effrayante avec une esthétique forte et originale.

La caméra de Carolina Costa préserve une certaine pudeur, suggérant avec subtilité sans jamais sombrer dans le voyeurisme.
    

   
En savoir plus :

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