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© Eric Vernazobres / FTV

Critique & Interviews / « Mirage » saison 1 : un thriller familial et d’espionnage à Abu Dhabi

Dernière mise à jour article : 7 juin 2020 à 14:15

Mirage saison 1 : la genèse

Synopsis épisode 1 :

Quinze ans après la disparition de son mari, Gabriel (Clive Standen), emporté par un tsunami en 2004, Claire (Marie-Josée Croze), son fils Zack (Thomas Chomel) et son nouveau mari, Lukas (Hannes Jaenicke), s’installent à Abu Dhabi pour prendre un nouveau départ. Mais, un soir, au Sunset Bar, Claire aperçoit Gabriel. Il disparaît. Elle décide de partir à sa recherche dans cette ville inconnue sans imaginer les conséquences de cette décision…

Synopsis épisode 2 :

Claire a retrouvé Gabriel. Troublée par ses révélations et pleine de doutes, elle décide finalement de lui apporter son expérience d’ingénieure en cybersécurité pour l’aider ; sans savoir que les agents qui traquent Gabriel depuis quinze ans ont réussi à se rapprocher de Lukas dans son projet de restaurant…

Rencontre avec Olivier Pouponneau et Bénédicte Charles, deux des co-auteurs de la série Mirage qui avait été pitchée au festival Séries Mania en 2015.

Bulles de Culture : quelle est la genèse de Mirage saison 1 ?

Olivier Pouponneau : Au début, je voulais faire quelque chose sur les disparitions volontaires. Il y a un livre que j’adore qui s’appelle Les Évaporés du Japon [NDLR : un livre de Léna Mauger et Stéphane Remael, publié en 2014 aux éditions Les Arènes] qui parle de gens qui choisissent de disparaître. Et avec Bénédicte, on à voulu aborder à la fois le point de vue de ceux qui disparaissent et refont complètement leurs vies et celui de ceux qui restent et sont obligés de faire le deuil de quelqu’un dont ils ne savent pas s’il est mort ».

Bénédicte Charles : La deuxième source d’inspiration est que j’ai été journaliste pendant 20 ans. En 2004, je suis envoyée en reportage après le tsunami et je suis frappée, au-delà-de la tragédie, par le fait qu’il y ait autant de gens dont on ne retrouvera jamais les corps. Très rapidement, en France, les gens disparus sont déclarés morts alors qu’en général, cela prend dix ans. Mais les gens se retrouvaient dans de telles situations… Mais je me suis dit — parce que je suis un peu paranoïaque — que certainement, parmi tous ces disparus, il y en avait qui n’étaient pas morts et qui avaient peut-être saisi l’occasion du tsunami pour disparaître et vivre le rêve, qu’on a tous plus ou moins caressé un jour, de tout recommencer à zéro.

Bulles de Culture : Et pour la partie « espionnage »…

Olivier Pouponneau : L’espionnage s’est ensuite imposé très vite parce que si Gabriel choisit le tsunami pour disparaître, il faut qu’il ait de bonnes et crédibles raisons qui puissent donner lieu à de la fiction et à des histoires suffisamment fortes pour tenir longtemps. Mais au départ, on veut raconter un mélo amoureux, l’histoire d’une femme partagée entre deux hommes et comment le passé va ressurgir dans sa vie et la plonger dans un ‘yo-yo’ émotionnel parce qu’elle se retrouve impliquée dans l’univers de l’espionnage.

Bénédicte Charles : L’ADN de Mirage est vraiment ce dosage entre le mélo, l’espionnage mais aussi la vie de la communauté des expatriés français à l’étranger.

Jean-Christophe Nurbel
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