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La Promesse de l'aube affiche

[Critique] « La Promesse de l’aube » (2017) : Charlotte Gainsbourg splendide

Le réalisateur Eric Barbier se lance avec La Promesse de l’aube dans une grande fresque historique. Le film est l’adaptation du roman autobiographique de Romain Gary. Pierre Niney, et surtout Charlotte Gainsbourg. sont les têtes d’affiche de ce biopic. L’avis et critique de Bulles de Culture. 

Synopsis :

De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale… Romain Gary (Pierre Niney) a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina (Charlotte Gainsbourg), sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

La Promesse de l’aube, une aventure épique

La Promesse de l’aube est cette aventure épique qu’il est si difficile à mener. Eric Barbier tient les rennes d’une production gigantesque comme il s’en fait peu en France. On se souvient de l’échec de L’Odyssée de Jérôme Salle, sur le commandant Cousteau, qui avait cette même ambition du grandiose. Et pourtant, l’échec critique et commercial fût cinglant. Ici, pas question de se démonter. Les coups sont pourtant à prendre. Tout d’abord, le film s’attaque à Romain Gary, monument de la littérature française et à son livre tellement encensé du grand public. Ensuite, le budget est colossale, entre 18 et 20 millions d’euros, de quoi faire frémir tous les investisseurs.

Il fallait bien cela pour tourner dans pas moins de cinq pays, de la Pologne des années 1920 au désert africain en passant par le Mexique. Les images sont dignes des ambitions données à cette œuvre. Les reconstitutions sont époustouflantes. On est plongé avec brio dans une France d’avant guerre. De plus, le film s’échappe dans les paysages désertiques de l’Afrique, flirtant avec les décors du film Le Patient Anglais (Anthony Minghella, 1996). Ces beaux paysages sont accompagnés d’effets spéciaux saisissants pour recréer des combats aériens intenses.

Charlotte Gainsbourg étincelante, Pierre Niney plus discret

A côté de ces scènes d’action, La Promesse de l’aube est surtout une histoire passionnelle entre une mère et son fils. Pour cela, Charlotte Gainsbourg est stupéfiante dans cette mère polonaise excentrique. L’actrice est à la fois tellement drôle et superbement tragique. La comédienne campe ce personnage iconique avec justesse, avec cette pointe d’accent qui ne la quittera pas tout au long du film. Pour interpréter Romain, il y a certes la tête d’affiche Pierre Niney qui remplit très bien son cahier des charges. Cependant, ce dernier n’apparaitra qu’au bout d’une heure de film. Avant, il faut saluer la belle prouesse des deux comédiens, Nemo Schiffman et surtout Pawel Puchalski, qui jouent Romain Gary jeune.

La Promesse de l’aube est une belle charge émotionnelle, qui réussit à nous tenir en haleine. L’œuvre est affolement. Elle nous plonge dans l’antre de la folie destructrice qui amènera in fine l’écrivain à réussir, puis à se suicider. Pour le spectateur, les promesses sont remplies.

En savoir plus  :

  • Date de sortie France : 20/12/2017
  • Distribution France : Pathé Distribution

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Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

Top 3 Cinéma : "Moulin Rouge !" (2001), "Titanic" (1997), "Les Parapluies de Cherbourg" (1964)
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