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[Critique] « A voix haute – La force de la parole » (2017) : Concours d’éloquence dans le 93

Après un passage remarqué sur France 2 en novembre 2016, A voix haute – La force de la parole de Stéphane De Freitas et Ladj Ly a été remonté pour le cinéma par ses producteurs My Box Family. L’avis et critique film de Bulles de Culture.

Synopsis :

Chaque année à l’Université de Saint-Denis se déroule le concours « Eloquentia », qui vise à élire « le meilleur orateur du 93 ». Des étudiants de cette université issus de tout cursus, décident d’y participer et s’y préparent grâce à des professionnels (avocats, slameurs, metteurs en scène…) qui leur enseignent le difficile exercice de la prise de parole en public. Au fil des semaines, ils vont apprendre les ressorts subtils de la rhétorique, et vont s’affirmer, se révéler aux autres, et surtout à eux-mêmes. Munis de ces armes, Leïla, Elhadj, Eddy et les autres, s’affrontent et tentent de remporter ce concours pour devenir « le meilleur orateur du 93 ».

A voix haute – La force de la parole, à couper le souffle

A Voix Haute image film
© Mars Films

Difficile de prendre la plume après avoir vu A voix haute – La force de la parole. On aurait presque honte de confronter nos écrits aux textes superbes que sont capables de rédiger les protagonistes de ce film. Par exemple, Leïla Alaouf, jeune étudiante d’origine syrienne, écrit par conviction. Toute timide au début du projet, on l’a voit mal pouvoir affronter l’auditoire dans un exercice d’éloquence. Pourtant, elle se révèle au cours de la formation et devient une poétesse engagée pour le droit des femmes.

D’autres personnalités fortes viennent ponctuer l’humanisme de ce beau documentaire. Elhadj Touré, ancien jeune de la rue, nous explique comment les mots peuvent être une arme fatale contre la répression et l’intolérance. On retrouve également le courageux Eddy Moniot, obligé de faire 6h de marche quotidienne pour rejoindre son université et qui se destine à une carrière de comédien. Ensemble, on les dit dans le documentaire aussi éloquent que des juristes d’Assas.

La force du montage

A Voix Haute image film
© Mars Films

Dans A voix haute – La force de la parole, on prend conscience de la force du montage, qui fait l’essence même d’un bon documentaire. Ici, il est particulièrement bien étudié, alternant entre portraits de jeunes, immergés dans leur quotidien, et suivi des ateliers de préparation au concours. Conséquence immédiate de cette construction dramatique, on s’attache très vite à la personnalité de chacun. On est plein d’admiration pour cette petite tribu, devenue une famille de l’éloquence.

D’un bon ton pour les prochaines élections, A voix haute – La force de la parole met en lumières ses initiatives culturelles forgeant les citoyens de demain. En cela, le documentaire est très proche de la fiction A voix haute – La force de la paroleMarie-Castille Mention-Schaar sur l’histoire vraie d’une classe de seconde en milieu défavorisé inscrite à un concours portant sur la commémoration de la Shoah.

On n’a pas envie de perdre de vue ces jeunes. Si certains vont mener leur combat dans l’anonymat, l’apparition de Eddy Moniot au générique d’Ouvert la nuit d’Edouard Baer nous met la puce à l’oreille, le jeune pugnace va réussir à aller au bout de son rêve en devenant comédien.

Une belle histoire !

En savoir plus  :

  • Date de sortie France : 12/04/2017
  • Distribution France : Mars Distribution

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    Un commentaire

    1. Je participe avec plaisir car je suis très curieux de découvrir ce documentaire tourné juste à côté de chez moi !

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