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Mileva Einstein Angelo Corda affiche

[CRITIQUE] « Mileva Einstein » par Angelo Corda

Venez assister aux intrigues offertes par la cour du Théâtre de la Reine Blanche. Les rouages du clergé sont à l’œuvre pour anéantir les travaux de partisans de la science. Notre critique de la pièce de théâtre Mileva Einstein, mise en scène par Angelo Corda.

Synopsis :

Nous sommes en 1912, à Zurich. Albert (Arnaud Cermolacce) et Mileva Einstein (Aude Kerivel) affrontent un ennemi puissant : le Vatican. Déterminé dans sa quête pour réduire au silence le plus grand esprit du XXème siècle, un redoutable espion dépêché du Saint-Siège s’introduit dans leur foyer afin de torpiller la publication de la théorie de la relativité générale.

Une lutte millénaire est mise en scène sur l’estrade du Théâtre de la Reine Blanche, celle opposant l’obscurantisme, dirigé par le pape, contre la science.

Mileva Einstein :
Un point de vue original sur l’Histoire

 

Mileva Einstein Angelo Corda image 1
© D.R.

Quoi de plus hérétique et profane que d’installer une femme dans le nœud de l’histoire ?

A l’aube du XXe siècle, la gente féminine est effacée, oppressée par l’abondance de testostérone. Les laboratoires scientifiques ne font pas exception. Angelo Corda a voulu déplacer les projecteurs pour éclairer une femme omise de l’histoire et ayant sans nul doute contribué aux recherches de son époux : Mileva Einstein (Aude Kerivel).

L’intrigue de ce Mileva Einstein mêle affaire de mœurs, frivolité, dévouement à ses convictions et mystère afin de tenir le spectateur en haleine. Bien que la mise en situation peine à nous mettre dans l’ambiance, nous sommes vite accrochés par la succession de péripéties et les subtiles manigances orchestrées par les protagonistes.

Le talent des comédiens contribue à l’éclat du scénario. L’ésotérique curie, diaboliquement interprétée par Marc-Henri Lamande, incarne le trouble et le doute, tandis que l’illustre Albert Einstein (Arnaud Cermolacce) est relégué au second plan, presque en potiche.

Pour façonner les personnages de cette pièce Mileva Einstein, le metteur en scène s’est basé sur des faits historiques tout en s’offrant quelques libertés. Ainsi, il sculpte un portrait héroïque, sensible mais pugnace à Mileva Einstein mais dépeint une figure affable au scientifique de renom.

Une discussion instructive

 

Mileva Einstein Angelo Corda image 2
© D.R.

Jovial, volubile voir farceur tel est le visage dans l’imaginaire collectif d’Albert Einstein. Pourtant, l’aparté, offert à la fin de la pièce, entre le public, le metteur en scène et les comédiens nous apprend qui l’en est autrement. L’intimité d’Albert est loin d’éblouir. Conscient de sa personne et de son potentiel, le côté obscur fait surface : condescendance, mépris, ignorance…

Si un destin homérique lui est réservé dans la pièce, la vie de Mileva Einstein n’a malheureusement pas suivie ses pas mythiques.

Ce dialogue entre spectateurs et metteur en scène est un enrichissement. Il évite l‘incompréhension et permet d’éclaircir le parti pris.

La vérité établie par la science est frustrante car elle tue la foi. Quelle vérité révèlera la théorie de la relativité ?

On vous laisse le découvrir dans ce Mileva Einstein

 

En savoir plus :

  • Mileva Einstein au Théâtre de la Reine Blanche (Paris, France) du 22 novembre au 30 décembre 2016

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