//insérer vidéo facebook
enfr
Accueil / CINEMA / Room (2015) de Lenny Abrahamson
ROOM affiche

Room (2015) de Lenny Abrahamson

ROOM afficheRoom est l’adaptation du livre de Emma Donoghue. Réalisé par Lenny Abrahamson, le film a permis à Brie Larson de décrocher l’Oscar de la meilleure actrice dans un rôle principal. Ce film est un coup de cœur pour Bulles de Culture. Notre critique.
    

Synopsis de Room :

Jack (Jacob Tremblay) vit depuis sa naissance avec sa mère, Joy (Brie Larson), enfermé dans une chambre, où ils sont retenus prisonniers. Le jeune enfant ne connait pas le monde, qu’il voit simplement à travers la télévision. Prête à tout pour que son fils découvre l’extérieur, Joy va tout faire pour le faire évader. Seulement, Jack n’est pas préparé à affronter l’extérieur.  

 

Une histoire basée sur des faits réels

 

ROOM_photo
© Universal Pictures

 

Room raconte l’histoire d’une sordidité extrême d’un long kidnapping. Si on peut penser à une fiction, Emma Donoghue s’inspire en réalité de plusieurs faits divers qui ont marqué l’actualité, notamment celui de Natascha Kampusch, séquestrée pendant huit ans par un individu désaxé. 

Cette inspiration donne une lecture particulière à Room. La dramaturgie du film est séparée en deux parties distinctes. La première concerne la période de détention. On découvre avec horreur le quotidien des deux protagonistes qui semblent pourtant avoir trouvé leur équilibre dans cet endroit clos. Les jours se suivent et se ressemblent. Malgré le drame qui les lie, Joy essaye de donner un maximum de bonheur à son fils.

Cependant, des ombres noircissent ce tableau. D’une part, Joy craque à plusieurs reprises face à ce confinement qu’elle ne supporte plus intérieurement. D’autre part, le danger est toujours présent eet est personnifié par le Vieux Nick (Sean Bridgers), le kidnappeur et père de Jack, que le réalisateur choisit de ne jamais montrer directement. 

Au milieu du film, alors que le spectateur s’est lui aussi installé dans cette détention, Room bouleverse ses codes en faisant sortir les deux protagonistes. D’autres problématiques très intéressantes vont alors se poser : comment Jack va appréhender le monde extérieur ? Joy va-t-elle avoir des séquelles psychologiques suite à sa détention ? Comment vont réagir les proches de la victime ? 

Des interprétations remarquables

 

ROOM_photo
© Universal Pictures

 

Au-delà de cette mise en scène intelligente, il faut évidemment souligner l’interprétation remarquable des deux acteurs principaux. Bien sûr, Brie Larson mérite amplement cet Oscar. Ses traits sont marqués par la douleur et pourtant, on sent la chaleur humaine constante qui émane notamment de son regard vers la lucarne de la chambre, seule connexion avec l’extérieur. 

Icône d’Hollywood depuis la cérémonie des Oscars, le jeune Jacob Tremblay est bluffant. Malgré son jeune âge, il appréhende totalement la complexité de son personnage. Il se nourrit de cette naïveté pour être terriblement touchant. Cette forme d’innocence est totalement crédible lorsque son personnage se demande si les gens dans la télévision existent dans la réalité. Le jeune acteur n’en oublie pas de nous montrer l’aspect d’un garçon « normal », avec ses caprices et ses sautes d’humeur. 

On est énormément touché par cette histoire dramatique aux codes clairement pathos mais si bien racontée.

Voilà pourquoi Room est un vrai coup de cœur pour Bulles de Culture.

 

 

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 09/03/2016
  • Distribution France : Universal Pictures France
Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.
Antoine Corte

Check Also

Blockbusters

Sorties cinéma 2017: 12 films américains blockbusters à voir

En 2017, l’Empire (Américain) contre-attaque! Les grosses franchises (de plus en plus nombreuses) sortent le grand …

Oscars-2016-image-88_TC_0001

Oscars 2016, le palmarès complet

Après la France et ses César 2016, c’était au tour des États-Unis de récompenser leur …

Laisser un commentaire