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Exposition "Le rêveur de la forêt" au Musée Zadkine
© Jean-Christophe Nurbel / Bulles de Culture

Exposition / « Le rêveur de la forêt » au Musée Zadkine

Jusqu’au 23 février 2020, le Musée Zadkine propose une belle exposition intitulée Le rêveur de la forêt. Avis et visite par Bulles de Culture de cette expo s’appuyant sur des d’œuvres d’une quarantaine d’artistes.

Exposition Le rêveur de la forêt : l’art à la frontière

La forêt continue de nous fasciner positivement (imaginaire) et négativement (peur), et de nombreux artistes ont puisé leur art dans celle-ci. D’où l’idée du Musée Zadkine de proposer un parcours en trois parties sur ce thème à travers des œuvres d’Ossip Zadkine et de ses contemporains : la passionnante exposition Le rêveur de la forêt.

Première salle de l’exposition : « La lisière » qui « représente l’une des frontières physiques et symboliques du monde civilisé » et où se dresse en son milieu le peuple de bois d’Ossip Zadkine. Autour, nous découvrons une sculpture en bois de Pablo Picasso respectant la matière brute (Nus au bras levés, 1906), une oeuvre de Alberto Giacometti faisant un parallèle entre figures humaines et arbres (La Forêt, 1950), une autre composée d’écorces collées chez Jean Dubuffet (Chaussée boiseuse, 1959) ou des gravures d’André Derain pour illustrer L’Enchanteur pourrissant (1909) de Guillaume Apollinaire.

Émergence de formes et hybridation

La salle suivante de l’exposition Le rêveur de la forêt est celle de la « Genèse » « la forêt apparaît comme l’image d’une matrice du vivant ». Nous y sommes accueillis par le magnifique foisonnement de feuilles d’or de Séraphine de Senlis (L’Arbre du paradis, 1929) puis par l’éclosion de formes chez Jean Arp (Croissance, 1938 ; Feuille se reposant, 1959 ; Chapeau-forêt, 1960) ou les êtres hybrides de Victor Brauner (La Rencontre du 2 bis rue Perrel ou La Charmeuse Congloméros,1946), d’Hicham Berrada (Kéromancie, 2018-2019 ; Augures mathématiques, 2019), de Javier Perez (Brotes I, 2017), de Laure Prouvost (Parle Ment Branches (1) et (2), 2017) et de Germaine Richier (La Chauve-souris, 1946). On y voit égalmeent plusieurs éléments de la Cariatide d’Ossip Zadkine. Le tout est accompagné par un  dispositif sonore de Jean-Luc Hervé comme symbole de la communication entre les êtres au milieu des arbres (Biotope, 2019).

Mythe et mythologie de la forêt

Enfin, notre visite de l’exposition Le rêveur de la forêt se conclut dans l’ancien atelier de Zadkine transformé le temps de l’exposition en salle « Bois sacrés, bois dormants ». Car « grande inspiratrice de légendes, contes et croyances, la forêt cristallise les projections collectives et intimes ». Immersion donc sur le plan sonore dans l’ambiance d’une forêt imaginée à partir de bric et de broc par Ariane Michel et sur le plan visuel avec le Prométhée en bois (1955-1956) de Zadkine, les amusantes céramiques de Laurie Karp (Graine des serpentes, 2013 ; Lieux-lac et Salamandres, 2015), la forêt fantasmatique de Christophe Berdaguer et Marie Péjus (série Arbres, 2008), le couple dans la forêt d’Edvard Munch (Vers la forêt, 1897) ou la vision fantastique de Max Ernst (La Dernière Forêt, 1960-1970).

En savoir plus :

  • Le rêveur de la forêt au Musée Zadkine du 27 septembre 2019 au 23 février 2020
    100bis Rue d’Assas, 75006 Paris, France
    Tous les jours sauf le lundi et certains jours fériés de 10h à 18h — dernière entrée à 17h30
    Tarif plein : 8 € / 6€ / Gratuit (- 18 ans)
    Exposition accessible aux personnes handicapées
Jean-Christophe Nurbel
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