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La Confession affiche film
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[CRITIQUE] « La Confession » (2017) de Nicolas Boukhrief

La Confession est le nouveau film de Nicolas Boukhrief après Made In France qui n’avait pas pu sortir au cinéma suite aux attentats du Bataclan. Il recrute Marine Vacth et Romain Duris, affichant un casting prêt à attirer les foules. Notre critique. 

Synopsis :

Sous l’Occupation allemande, dans une petite ville française, l’arrivée d’un nouveau prêtre suscite l’intérêt de toutes les femmes… Barny (Marine Vacth), jeune femme communiste et athée, ne saurait cependant être plus indifférente. Poussée par la curiosité, la jeune sceptique se rend à l’église dans le but de défier cet abbé : Léon Morin (Romain Duris). Habituellement si sûre d’elle, Barny va pourtant être déstabilisée par ce jeune prêtre, aussi séduisant qu’intelligent. Intriguée, elle se prend au jeu de leurs échanges, au point de remettre en question ses certitudes les plus profondes. Barny ne succomberait-elle pas au charme du jeune prêtre ?

 

La Confession en forme de transgression pour Nicolas Boukhrief

 

La Confession film romain duris
© SND

 

Le sujet du film La Confession peut de prime abord étonner lorsqu’on connait la filmographie du cinéaste Nicolas Boukhrief. On connait beaucoup le réalisateur sur des sujets d’actualité tels que le terrorisme dans Made In France (2015) ou la drogue dans Gardiens de l’Ordre (2010). Pourtant, après réflexions, La Confession n’est pas si loin du thème prédominant abordé dans ses précédents films : celui de la transgression.

Alors qu’on s’imaginait déjà en regardant la bande annonce ce prêtre, interprété par Romain Duris, assouvir les passions de la chair. C’est au contraire le personnage joué par Marine Vacth qui est maitresse de la tentation en prenant une part active dans le processus de séduction. En cela, le sujet est peut-être moins interessant d’un point de vue de l’enjeu puisque c’est le prêtre qui se fait draguer, et non l’inverse. Il aurait été plus scandaleux de montrer un homme d’église être moteur de son propre pêché.

Un scénario trop bavard

 

La Confession film romain duris
© SND

 

La dramaturgie du film est construite autour d’une dernière confession effectuée par une vieille dame mourante souhaitant raconter son histoire d’amour pendant la guerre avec ce prêtre. De ce fait, le processus de narration est très verbeux. Les scènes présente des dialogues beaucoup trop descriptifs ne laissant pas assez l’image parler d’elle même. L’exemple le plus criant est lorsqu’on voit Barny attendre devant le presbytère. La voix off nous décrit l’action, jusqu’à indiquer lorsqu’une porte s’ouvre.

Au-delà, la mise en scène est également trop centrée sur les deux personnages principaux. Le réalisateur n’a de cesse d’utiliser les gros plans. On a vite envie d’élargir le cadre pour donner une autre dimension à La Confession.

Des acteurs convaincants

 

La Confession film romain duris
© SND

 

On se posait la question de l’évolution de la carrière de l’actrice Marine Vacth. Celle qui avait déjà fleurté avec la luxure dans Jeune et Jolie (2013) de François Ozon, dans lequel elle jouait une étudiante qui se prostituait pour payer ses études, continue de s’insérer dans un style de cinéma provoquant. Pourtant, elle est dans La Confession pleine de pudeur et de candeur.

Le constat est également positif du côté de l’acteur Romain Duris. Loin de la caricature dans Iris (2016) de Jalil Lespert où il manquait clairement de contrôle, il est ici plutôt mesuré avec un charisme imposant.

La Confession utilise cette facilité de narration. Pour autant, le film présente un duo d’acteurs convaincant qui mérite le détour.

 

En savoir plus  :

  • Date de sortie France : 08/03/2017
  • Distribution France : SND

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