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Ready Player One affiche

[Critique] « Ready Player One » (2018) de Steven Spielberg

Deux mois après Pentagon Papers, Steven Spielberg revient avec le film Ready Player One. Illustration parfaite de la versatilité du réalisateur renommé, on passe d’un film au contexte historique à de la science- fiction. Ayant connu des hauts et des bas dans les deux genres, ce nouveau grand écart est-il une réussite ? Bulles de culture vous livre son avis et sa critique.

Synopsis :

En 2045, la terre est devenue un gigantesque chaos. Les hommes se réfugient dans OASIS, monde virtuel qui a insidieusement  remplacé la vraie vie, bien trop difficile. Créé initialement comme un divertissement à grande échelle, OASIS est devenu une immense chasse au trésor.  Son créateur, décédé cinq ans plus tôt, a indiqué dans une vidéo que sa fortune (500 milliards de dollars) irait à la personne qui trouvera un « easter egg » dans le jeu.  Wade Watts (Tye Sheridan), 17 ans, va se lancer dans la course sous le pseudo de Parzival…

Ready Player One : L’univers Sci-Fi de Spielberg

Parmi les réalisateurs les plus connus de Sci-Fi, George Lucas nous emmène toujours sur d’autres planètes et Ridley Scott y ajoute la peur et les vilaines bêtes. Chez Steven Spielberg, le fantastique s’invite toujours chez M. Tout le monde. Et c’est de nouveau le cas dans Ready Player One où un ado sans histoire va se retrouver dans un truc énorme alors qu’il voulait juste… jouer.

Ce monde de 2045 est censé être post-apocalyptique avec ses préfabriqués entre décors de jeux vidéos et  empilements de favelas. Néanmoins, on sent bien, qu’à l’inverse d’un George Miller (Mad Max), le réalisateur de E.T. a du mal à faire dans le sale. Le choix de Tye Sheridan pour se glisser dans la peau de Wade Watts confirme une logique de « héros ordinaire ». En effet, le jeune acteur que l’on a pourtant vu dans des œuvres marquantes comme Mud (2012) de Jeff Nichols ou X-Men: Apocalypse (2016) de Bryan Singer n’est pas assez reconnaissable pour empêcher le sentiment d’identification indispensable à la recette. Un acteur plus connu aurait drainé beaucoup trop d’attention et desservi  l’histoire. Ce statut va évidemment changer pour Tye Sheridan avec la sortie du film.

Peut-être pas autant pour Art3mis/Helen (Olivia Cooke), la petite amie dont le visage est « marqué ». Quant à Lena Waithe (Aech/Helen), scénariste et réalisatrice, la sortie du film ne va faire qu’amplifier le buzz déjà énorme autour d’elle, après le succès de sa série The Chi et son Emmy Awards pour Master of None.

Ready Player One est donc à l’image de nombreux films à succès de Steven Spielberg avec au centre, une personne qui pourrait être notre voisin, auquel on s’attache tout au long du film. Un personnage qui nous fait croire que tout est possible, bref, le bon vieux grand divertissement !

Claque audiovisuelle et fête des effets spéciaux

Ready Player One rappelle à tous que Steven Spielberg est LE précurseur dans le monde des effets spéciaux. Eh oui,  avant que l’on ne célèbre James Cameron et ses personnages bleus, c’est bien Spielberg qui a fait la révolution en 1993 avec Jurassic Park.  Alors, on peut dire que Ernest Cline ne pouvait pas trouver mieux pour l’adaptation de son livre paru en 2011. Lorsqu’on ajoute au scénario la présence de Zak Penn, connu pour son implication dans les films de super- héros, mais aussi dans les jeux vidéos, on obtient un trio imbattable : un auteur, une personne capable de transcrire sa vision et un réalisateur capable de donner vie aux rêves les plus fous. Cela donne un festival de prouesses technologiques étonnantes de facilité, même pour les plus blasés. Certains diront qu’on peut tout se permettre quand on a le budget. D’autres, qu’ on arrive à moins si on n’a pas l’amour du détail et du rendu impeccable, argent ou pas. Au final, on obtient un film de genre grand public.

Geeks, nerds et autres nostalgiques

L’âge du héros et de ses acolytes pourrait en faire un teen movie à l’instar d’un Hunger Games. Parzival pourrait être le Harry Potter des jeux vidéos. Sauf que la liste longue comme le bras des références incluses dans le film Ready Player One s’apparente à du chinois pour les adolescents d’aujourd’hui. De Shinning (1980) de Stanley Kubrick à  Retour Vers le Futur (1985) et sa fameuse DeLorean, en passant par les affiches, les gadgets, les logos disséminés çà et là et les personnages et techniques de combats empruntées aux jeux vidéos, Ready Player One est une ode à la créativité des années 80.

Il y a évidemment des rappels à des univers plus « récents » comme Le Seigneur des anneaux ou à des personnages que ces ados peuvent connaître grâce aux mille et un reboots. A l’instar d’un jeu vidéo, Ready Player One est donc un labyrinthe-musée de la culture populaire. Il n’en demeure pas moins que le film ne sera apprécié dans sa pleine mesure que par les aficionados d’une certaine culture et/ou d’un certain âge…

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 28/03/2018
  • Distribution France : Warner Bros. France

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Fanny N.

Fanny N.

Rédactrice / Editor chez Bulles de Culture
J'aime rire, j'aime pleurer, l'aime danser, j'aime chanter et tout ça, je le vis souvent au cinéma.

TOP 3 Cinéma : "Légendes d'automne" (1994), la saga "Le Parrain", "La Jeune fille à la perle" (2003)
Fanny N.

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