Sur Bulles de Culture, art, cinéma, littérature, musique, spectacles, télévision... chaque jour, la culture sort de sa bulle.
vinyl_affiche

5 très bonnes raisons de voir Vinyl saison 1

Dernière mise à jour : juin 10th, 2020 at 09:09

2/ Un pilote de série version cinéma 

 

Après Broadwalk Empire, Vinyl est la 2ème série associée au cinéaste Martin Scorsese. Une nouvelle fois, il en signe le pilote et s’y est même impliqué bien davantage (co-créateur et producteur exécutif). Et cela se ressent dès ce fameux pilote.

Revoir le réalisateur de Taxi Driver (1976), Les Affranchis (1990) et Gangs of New York (2002), récemment célébré en France (cf. Martin Scorsese, L’exposition à la Cinémathèque française), filmer le New York des années 70 la nuit est tout d’abord  jouissif pour le cinéphile.

Savoir que le pilote a été tourné pendant 3 mois (durée équivalente à un long métrage) pour un résultat De 2h de sexe, drogue et rock ’n’ roll de presque 2h a de quoi attiser la curiosité du sériephile.

Et dans cette accumulation de scènes de drogues, de sexes, de concerts, de mafia et de flashback, Martin Scorsese explose l’habituel carcan de la série — poser l’arène de l’histoire et les personnages — pour livrer un double épisode où il n’hésite pas à user des outils du cinéma – montage cut rapide, ralentis, décalages images/sons, effets spéciaux, etc. — pour dresser le portrait d’un personnage haut en couleur, Richie Finestra (interprété par l’épatant Bobby Cannavale),  de son apogée (vente très lucrative à venir de son label) à sa très probable inexorable chute — les paris sont ouverts ! — ou peut-être sa résurrection — mais c’est plutôt mal parti pour lui.

Comme Jerry Lee Lewis avait pu mettre le feu à son piano pour placer la barre de ses concerts encore plus haute, Martin Scorsese et Terence Winter ont pris clairement le parti de brûler toutes leurs munitions dès pilote avec un incroyable final explosif et destructeur avec un concert reconstitué des New York Dolls.

À charge à ceux qui prendront la suite, sous la houlette du showrunner Terrence Winter, de faire mieux. Et au vu des noms des réalisateurs qui suivent — Allen Coult (Les Soprano, Boardwalk Empire), Carl Franklin (The Leftovers) et le réalisateur de clips Mark Romanek pour n’en citer que quelques-uns —, et le début de l’épisode 2 en mode Bruce Lee, cela promet !

Jean-Christophe Nurbel

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.