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Westworld saison 2 affiche

[Critique] « Westworld » saison 2 : Une saison plus violente, vaste et vivante

La renaissance de la mortalité

Ils voulaient un endroit affranchi de Dieu, un endroit où commettre des péchés en toute tranquillité. Mais nous les surveillions. Tous leurs choix. Bien sûr, ce n’était pas pour les juger. Nous avions une autre idée en tête.
– L’Homme en noir

L’un des grands enjeux de Westworld saison 2 est de combler le vide laissé par la disparition de Ford. Et par extension, celle (définitive ?) d’Anthony Hopkins. Si son spectre subsiste, son absence ne porte pas préjudice à la saison. Bernard (Jeffrey Wright) parvient même à entrer dans ses bottes pour avoir droit à un développement très intéressant.

La saison 1 s’était aventurée vers une subversion classique où les hôtes se révèlent plus attachants que les humains. En dehors de Bernard et de  Maeve, la série a encore du chemin à parcourir en termes d’émotions et de sympathie. Y compris Dolores, radicalisée par la vengeance et la volonté de libérer les siens. La série est toutefois sur la bonne voie du fait que les hôtes prennent conscience de leur conscience. Alors pourvus d’un libre-arbitre, ils échappent à leurs statuts de victimes, rattrapés par des enjeux.

Cependant, pour en faire pleinement des personnages auxquels on peut s’attacher et craindre pour leur sort, il reste à faire sauter cet écrou qui menace leur équilibre. Car à la manière de Daenerys dans Game of Thrones, Maeve et Dolores semblent parées d’une solide armure narrative. C’est donc ici un autre grand défi que Westworld saison 2 va devoir relever : condamner ses hôtes à la mortalité, les empêcher de renaitre et rendre le risque du réel.

Paul Vogel

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