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Westworld saison 2 affiche

[Critique] « Westworld » saison 2 : Une saison plus violente, vaste et vivante

Passé recomposé et futur imparfait

C’est pour ça que vous nous avez créés. Cet endroit. Pour être prisonniers de vos désirs. Mais maintenant, vous êtes prisonniers des miens.
– Dolores

Pour nous remettre dans son bain sanglant, Westworld saison 2 débute presque là où la première saison s’était achevée. D’un côté, au temps présent, les hôtes, dont Dolores et Maeve, mènent leur révolution impitoyable. De l’autre, des flashback sur les origines de Westworld pour enfin s’aventurer au milieu des gratte-ciels (on vous laisse deviner où…). Et en prime, des flashforward à en perdre la tête. Plutôt que d’arrêter le train en marche, Jonathan Nolan et Lisa Joy redoublent d’initiatives afin de frapper aussi fort qu’en saison 1. Tout cela ne libère pas vraiment la série de son grand défaut. Westworld s’apparente parfois davantage à un jeu à battre plutôt qu’à une histoire forte.

Affranchis de l’exposition, les personnages gagnent en profondeur, notamment Dolores, incarnée par une exceptionnelle Evan Rachel Wood. Symbole de la révolution des hôtes et incarnation de la femme forte, Dolores suit une trajectoire qui rappelle celle de Daenerys dans Game Of Thrones. Calculatrice et ambitieuse, elle va devoir se constituer une armée d’hôtes pour mener à bien sa rébellion face aux mercenaires de Delos. A leur tête, Karl Strand, incarnée par Gustaf Skarsgård (Floki dans Vikings), un personnage qui épaissit le mystère autour de Delos, dont on découvre également son PDG, Jim Delos (le fantastique Peter Mullan, aperçu dans Ozark et Quarry). Sans parler de quelques caméos pour faire le buzz…

Paul Vogel

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