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Cheyenne et Lola saison 1 image de tournage série télé
© Jean-Christophe Nurbel / Bulles de Culture

Sur le tournage de « Cheyenne et Lola » saison 1

« C’est une série avec un côté western vintage »

Pour conclure cette journée de tournage en compagnie de l’équipe de la série Cheyenne et Lola, retour sur notre entretien en anglais avec le réalisateur flamand Eshref Reybrouck.

Désir et références

Comment êtes-vous arrivé sur le projet ?

Eshref Reybrouck : Au départ, j’étais lié à un autre projet en Belgique et le truc amusant, c’est que c’était aussi un projet avec trois femmes « empowering ». Le pitch était le même mais pas l’histoire. Cela devenait plus policier et je n’avais pas signé pour ça. Puis le projet Cheyenne et Lola est arrivé, je l’ai lu et j’ai dit oui. Son arène est très spéciale et j’ai été très intéressé par l’atmosphère des ferries. J’aime aussi le contraste entre les deux mondes, celui de Lola et celui de Cheyenne.

Et pour les producteurs, c’était facile de me choisir parce que la dernière série que j’ai faite [NDLR : la série belge Undercover] a plein de similarités avec Lola et Cheyenne : des traficants de drogues, des personnages plus grands que la vie… et une même balance entre drame et comédie.

Avez-vous des références, des influences en tête pour Cheyenne et Lola ?

Eshref Reybrouck : La série Escape at Dannemora est une grosse référence pour moi en termes de jeu d’acteur. J’aime les drames lents qui prennent leur temps et qui balance entre le drame et l’humour. Dallas Buyers Club est aussi une référence.

Cadre et mise en scène

Dans la scène de l’hôtel entre Lola et Cheyenne que nous avons vu ce matin, le cadre est en mouvement. Est-ce ainsi que vous avez pensé l’image de la série Cheyenne et Lola ?

Eshref Reybrouck : Non, la plupart des plans sont fixes et sur Dolly, on ne fait pas trop de plan épaule. Mais c’est bien d’avoir les deux : une scène à l’épaule devient alors plus intense, comme dans celle de ce matin. Et parfois, il faut garder la distance ou un peu sur-stylisé.

Et pour le jeu, laissez-vous une part d’improvisation à vos acteur.rice.s ?

Eshref Reybrouck : Je crois en la collaboration avec les acteurs et je leur donne toute la liberté dont ils ont besoin. S’ils en font trop, je le leur dis mais j’aime vraiment quand ils ont leurs propres idées. Hier, Charlotte Le Bon avait beaucoup de scènes émotionelles à faire et à un moment, elle a eu l’idée de se frapper. C’était spécial mais j’ai aimé et on l’a fait.

Musique et saison 2

Et comment avez-vous pensé la musique de Cheyenne et Lola ?

Eshref Reybrouck : Ma référence au début pour la musique était Cat Power parce que la série a pour moi un côté western vintage. Et j’aime sa voix, elle a une voix féminine très spéciale et unique qui est l’alter ego de Cheyene et Lola. Le compositeur Bjorn Eriksson [NDLR : compositeur entre autres du long métrage Alabama Monroe] est quelqu’un avec lequel je travaille beaucoup et il a plus l’habitude de travailler dans la musique électronique. Donc pour lui, c’est un peu un challenge.

En préparant cette première saison, aviez-vous déjà en tête la suivante ?

Eshref Reybrouck : Je savais qu’il y avait des plans pour une deuxième et troisième saison mais je ne me suis focalisé que sur la première.

En savoir plus :

  • Cheyenne et Lola saison 1 est diffusé sur OCS Max à partir du mardi 24 novembre 2020 à 20h40. La série est également diffusée en streaming et disponible en replay sur OCS à la demande
Jean-Christophe Nurbel
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