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Critique / « Rodin » (2017) : la lenteur sculpturale par Jacques Doillon

Dernière mise à jour : mai 20th, 2021 at 12:50

Rodin de Jacques Doillon a été présenté au Festival de Cannes en 2017 en compétition officielle. Vincent Lindon y a concouru pour obtenir un second prix d’interprétation avec La Loi du Marché de Stéphane Brizé. L’avis et la critique film de Bulles de Culture. 

Synopsis :

À Paris, en 1880, Auguste Rodin (Vincent Lindon) reçoit enfin à 40 ans sa première commande de l’État : ce sera La Porte de L’Enfer composée de figurines dont certaines feront sa gloire comme le Baiser et le Penseur.

Il partage sa vie avec Rose (Séverine Caneele), sa compagne de toujours, lorsqu’il rencontre la jeune Camille Claudel (Izïa Higelin), son élève la plus douée qui devient vite son assistante, puis sa maîtresse. Dix ans de passion, mais également dix ans d’admiration commune et de complicité.

Après leur rupture, Rodin poursuit son travail avec acharnement. Il fait face et au refus et à l’enthousiasme que la sensualité de sa sculpture provoque et signe avec son Balzac, rejeté de son vivant, le point de départ incontesté de la sculpture moderne.

À 60 ans, enfin reconnu, il devient le sculpteur le plus célèbre avec Michel-Ange.

Rodin, côté ennui

rodin photo film
© Christophe Beaucarne / Les Films du Lendemain

Malaise avec ce Rodin qui est censé dépeindre l’intensité créatrice du sculpteur à un moment-clé de sa carrière. Lui qui était jusque-là incapable de rencontrer le succès contrairement à ses collègues plus chanceux, il a enfin la possibilité de montrer son talent. La rencontre qu’il va faire avec Camille Claudel va cependant bouleverser son plan de carrière.

Mais au lieu de mettre en avant les contradictions passionnelles de l’artiste, Jacques Doillon préfère enfermer le spectateur dans un schéma autarcique, l’isolant avec Rodin durant tout le film dans son austère atelier. C’est délétère à souhait.

En plus de cette ambiance pesante, le récit est ponctué de dialogues nombrilistes et sans passion. On ne rentre absolument pas dans l’œuvre.

Vincent Lindon n’arrive pas du tout à incarner cet artiste de renom. On y voit constamment les traits de l’acteur et son attitude lascive prédominer sur le personnage qu’il cherche à jouer.

La jeune Izïa Higelin avait la tâche impossible de passer derrière Juliette Binoche et Isabelle Adjani qui avaient toutes les deux incarnée la muse de Rodin au cinéma. Sans une réelle direction, elle n’arrive pas à mettre de l’émotion dans ce rôle.

Notre avis ?

On s’ennuie durant les deux heures de ce RodinUne belle déception !

En savoir plus  :

Antoine Corte

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