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Donnybrook de Tim Sutton affiche film

Critique VOD / « Donnybrook » (2018) de Tim Sutton

Dernière mise à jour article : 18 avril 2020 à 00:10

Tim Sutton débarque avec Donnybrook, une première réalisation mettant en scène des laissés-pour-compte suivant une destinée de violence. La critique et l’avis film de Bulles de Culture sur ce thriller disponible en VOD.

Synopsis :

Ex-marine, Jarhead (Jamie Bell) est un père désespéré. Non seulement il est prêt à tout pour nourrir ses enfants, mais c’est aussi un combattant redoutable. Le Donnybrook, un tournoi de combat à poings nus qui se déroule dans les forêts de l’Indiana, constitue pour lui une chance unique d’accéder à une vie meilleure. Le prix accordé en espèces au gagnant résoudra tous ses problèmes, il en est convaincu. Chainsaw Angus (Frank Grillo), de son côté, a raccroché les gants depuis longtemps. Cette légende des combats clandestins, jusqu’alors invaincue, s’est reconvertie avec sa sœur, Delia (Margaret Qualley), dans la fabrication de méthamphétamine. Le Donnybrook sera le lieu de leur perdition… ou de leur rédemption.

Il n’est pas simple de déposer ses affaires sur le plateau du 7e art et de s’attaquer à une machine inconnue. Tim Sutton nous propose une œuvre esthétiquement belle, mais dont le scénario nous laisse sceptique. Alors que penser au final de ce Donnybrook ?

Un scénario qui manque d’harmonie et de profondeur

Comme précisé au préalable, le fil conducteur de Donnybrook est la violence. En effet, les deux personnages principaux, Jarhead Earl et Chainsaw Angus, incarnés respectivement par Jamie Bell (Rocketman, 2019 ; Skin, 2018 ; Les 4 Fantastiques, 2015) et Frank Grillo (Avengers: Endgame, 2019 ; Captain America: Civil War, 2016), s’affrontent tout au long du film, aussi bien frontalement, idéologiquement que visuellement. On peut d’ailleurs s’apercevoir, dès l’affiche du film, que le personnage interprété par Jamie Bell est toujours vêtu d’un maillot blanc, au contraire de son rival toujours habillé de son débardeur noir. Un contraste de couleur pour marquer symboliquement leur différence de parcours de vie. Le premier engagé dans les marines pour sauver des vies, le second incarnation de son inhumanité.

Donnybrook, un esthétisme sobre

C’est justement la mise en scène récurrente de cette bestialité qui nous laisse pantois, voire dubitatif. Car celle-ci émerge de manière caricaturale, tout au long du film, via un chapelet continu d’assassinats qui ne semblent pas motivés par des raisons évidentes et suffisantes, hormis peut-être l’aliénation. Un manque de vraisemblance qui empêche d’accrocher le spectateur. Dans le long métrage Donnybrook, Tim Sutton nous fait comprendre que le précurseur de ces situations violentes est le contexte social et l’absence d’horizon salutaire.

Mais s’il y a bien un élément qui attire l’œil dans cette œuvre de Tim Sutton, ce sont les nombreux plans, souvent superbes, qui s’arrêtent sur les paysages sauvages de l’Indiana, laissant ainsi le spectateur souffler et profiter d’un peu de douceur.

En savoir plus :

Pierre L.

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