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La loi de la jungle critique avis film

Critique / « La loi de la jungle » (2019) de Max Winkler

Produit par Ridley Scott, La loi de la jungle (Jungleland) avec Charlie Hunnam (Sons of Anarchy, The Gentlemen), Jack O’Connell (Skins, This is England) et Jessica Barden (The End of the F***ing world) sort en achat digital et VOD. La critique et l’avis de Bulles de Culture. 

Synopsis :

Une terrible défaite sur le ring endette Lion (Charlie Hunnam) et son manager et frère Stan (Jack O’Connell) auprès du criminel local Pepper. Ce dernier accepte d’annuler leur dette s’ils traversent le pays afin que Lion participe à un combat de boxe. Le seul hic, ils doivent également transporter Sky (Jessica Barden), une adolescente en fuite qui doit être déposée à la porte du redouté Yates. Tandis que Stan entraine Lion pour le combat de sa vie, une série d’évènements menace de déchirer les deux frères, mais leur amour fraternel et leur croyance en une vie meilleure les entrainent dans ce drame captivant.

Le réalisateur Max Winkler propose avec La loi de la jungle son troisième long-métrage après Ceremony (2010) et Flower (2017). Aux allures d’un film sur la boxe à la Rocky (John G. Avildsen) ou Fighter (David O. Russell), le drame est en réalité un road trip attachant suivant deux frères à la dérive, en proie à participer à des combats clandestins pour survivre. 

La loi de la jungle photo critique avis
© D.R.

La loi de la jungle se démarque par l’interprétation de ses acteurs principaux

L’atout principal du film est certainement ses deux têtes d’affiche, qui se démarquent très clairement. Jack O’Connell, déjà vu dans la série Godless sur Netflix ou dans le film Invicible d’Angelina Jolie, a une sensibilité à fleur de peau. La star de Money Monster (Jodie Joster) interprète un sportif attachant, dont le frère manager utilise allègrement ses talents de boxer pour le faire participer à des combats clandestins dont les revenus assurent la survie de la fratrie. 

Figure emblématique de Sons of Anarchy durant 7 saisons et du film The Lost City of Z (James Gray), le comédien impose encore une fois son charisme grâce à une interprétation musclée. On le sent exploser sans retenue face à l’adversité dans une scène centrale du film lorsqu’il pète un plomb au milieu d’un pub familial. 

La photographie, dirigée par Damian Garcia qui a notamment travaillé sur la série Narcos : Mexico, est minutieuse et donne au film un climat sombre transcription de l’état d’esprit des personnages, broyés par leurs destins. Le tournage a également été pour l’équipe un road trip avec des prises de vue dans les états du Massachusetts, de New York; de l’ Indiana, du Nevada et de la Californie. La mise en scène manque cependant de rythme avec un gros creux au milieu du film. Heureusement, la fin grandiose, sur la chanson Dream Baby Dream de Bruce Springsteen, boucle brillamment une œuvre qui se révèle très agréable à découvrir.  

 En savoir plus :

  • Disponible en achat digital depuis le 11 mars 2021 et en VOD à partir du 25 mars 2021
Antoine Corte

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